Mars 2021 : des soignants inquiets et épuisés

Les hospitaliers sont fatigués et inquiets @pixabay

Les hospitaliers tirent la sonnette d’alarme face à une nouvelle hausse des contaminations, qui les oblige à déprogrammer des soins et à «trier» les patients.

« Covid : les contaminations bondissent, les hôpitaux au bord de la rupture », titre Les Echos, 28 mars. De fait, « l'effet des dernières restrictions sanitaires est incertain. Emmanuel Macron veut d'abord jauger leur efficacité avant de décider d'un nouveau tour de vis. En Ile-de-France, des responsables hospitaliers affirment que le tri des patients a déjà commencé du fait des déprogrammations ».
Même cri d’alarme dans L’Obs, le 28 mars : "Tri des patients », hôpitaux submergés : l’alerte des directeurs de crise de l’AP-HP". « En pleine troisième vague de Covid-19, une quarantaine de médecins qui gèrent l’urgence dans les Hôpitaux de Paris affirment n’avoir « jamais connu une telle situation, même pendant les pires attentats subis ces dernières années ».
Libération ne se montrait pas plus optimiste le 26 mars. Relayant le témoignages de soignants épuisés et déçus par la gestion de la pandémie, le quotidien titre « Quand l’hôpital va-t-il craquer ? Il a déjà craqué » : "Il y a la lassitude, la colère, mais aussi la perspective de voir le secteur de la santé déserté par des personnels à bout. En pleine troisième vague, tour d’horizon des questionnements amers de trois professionnels désabusés : Marie, 37 ans, qui travaille dans un hôpital parisien, Jérémy, 41 ans, du centre hospitalier d’Arles, et Romain, 44 ans, au service de médecine intensive-réanimation de l’hôpital Bichat".
Une situation qui justifie a minima la création d’une journée nationale pour les soignants. Comme le relate Réseau, hôpital & GHT le 26 mars, « un an après le début du 1er confinement, la Fédération hospitalière de France (FHF) et l’Institut Covid-19 Ad Memoriam s’associent pour créer une journée nationale. À compter de l'année 2022, le 17 mars sera célébré comme la journée nationale des soignants. »

Une maladie terrible

Testée positive au Covid-19 le 14 mars, la ministre du Travail Elisabeth Borne a dû être hospitalisée. Elle raconte au Parisien les effets de la maladie : "J'ai eu l'impression de cumuler plusieurs maladies." "Vous avez l'impression que tout votre corps se détraque. J'ai eu une partie des poumons affectée mais aussi des problèmes hépatiques. Je me sens encore affaiblie, ma capacité respiratoire doit encore se rétablir complètement", détaille Elisabeth Borne. A sa sortie de l’hôpital, elle a remercié dans un tweet le personnel soignant "qui [l]'a accompagnée pendant ces jours difficiles".
La seule issue étant la vaccination, Le Figaro nous livre un état des lieux encourageant le 29 mars, évoquant pour l'Europe, «la lumière au bout du tunnel». « L'accélération des livraisons de vaccins permet à l'Europe de voir «la lumière au bout du tunnel», en dépit de la troisième vague de Covid-19 qui y déferle, a affirmé le 28 mars le commissaire européen Thierry Breton. «Nous avons maintenant 52 usines qui travaillent 24 heures sur 24, sept jours sur sept en Europe pour produire» des vaccins contre le Covid-19, a souligné le commissaire européen au Marché intérieur, chargé de suivre la fabrication de vaccins. »
Tandis que Le Parisien nous dévoile le 28 mars les éléments du «certificat sanitaire » européen, disponible d’ici l’été. « On connait les contours du futur passeport sanitaire, validé par les 27 États membres de l’Union Européenne, qui sera disponible d’ici « deux à trois mois ». « On y trouvera votre nom, votre date de naissance, le numéro de votre passeport certifié avec le QR code, le fait que vous ayez été vacciné ou non, le type de vaccin et si vous avez été porteur de la maladie », a précisé le commissaire européen, document à la main. Pour les autres, qui n’auraient eu ni le vaccin ni la maladie, un simple test PCR sera demandé par les autorités. » 

« Soigner encore »

Ouest-France revient également ce mois-ci sur le succès de « Soigner encore » : « le carton du clip des soignants de Rennes et Nice pour l’hôpital public. Des soignants de Rennes, du collectif Inter hôpitaux, et leurs collègues de Nice, ont détourné les paroles de la chanson « Danser encore », du chanteur HK, pour défendre l’hôpital public et dénoncer le manque de moyens. Publié jeudi 25 mars, le clip, auquel ont participé plusieurs personnalités (Pierre Perret, Corinne Masiero, Guillaume Meurice, Yvan Le Bolloc’h…) a déjà été vu près de 300 000 fois. »

Tandis qu’Europe 1 donne la parole le 25 mars à Nora Sahara qui publie "Hôpital, si les gens savaient…", un livre dans lequel elle dévoile de nombreux problèmes qui gangrènent selon elle l'hôpital français, indépendamment de la crise du Covid-19.

A lire également, pour terminer sur une note plus optimiste, la tribune publiée par Usine nouvelle le 28 mars : « Le temps de la collaboration entre start-up et hôpital est venu ».
Pour combler le déficit de relation entre les start-up et les établissements de santé, le fonds de la Fédération hospitalière de France vient de lancer un guide d’information et de bonnes pratiques. Indispensable pour comprendre le fonctionnement de deux entités, Hospi’Up doit être enrichi d’un lieu de collaboration entre les deux entités et de directions innovation, explique Mehdi Ben Abroug, le cofondateur et dirigeant d'Ambler, opérateur digital de transport sanitaire ». Une lecture vivifiante pour préparer le monde d’après.

 

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