Février 2022 : vers une immunité collective ?

Février 2022 : vers une immunité collective ?

L'équipe du LOSC en visite au @CHUdeLille

Face à la diminution des cas de Covid graves, l'hôpital respire enfin. 

Avons-nous atteint l’immunité collective ? Est-ce la fin des restrictions ? La liberté retrouvée ? Sur France Info, le 22 février, le chef de service de réanimation à l'hôpital Lariboisière à Paris, Bruno Mégarbane, se montre toujours prudent. « Interrogé sur l'évolution positive de l'épidémie en France, Bruno Mégarbane, chef du service réanimation à l'hôpital Lariboisière à Paris, a expliqué que nous arrivons à "la fin de la cinquième vague, c'est-à-dire celle liée à Omicron. Mais on ne peut pas dire, aujourd'hui, que nous sommes à la fin de l'épidémie, ou de l'infection au SARS-CoV 2". Avant d’indiquer "On a atteint une immunité collective qui permet d'aborder plus sereinement le 'vivre avec le virus'. À l'inverse, malheureusement, l'immunité collective acquise ne permet pas de protéger contre le risque individuel d'être infecté et de faire une forme grave, notamment pour des personnes fragiles ou des personnes non-vaccinées (...). Toutes les personnes vaccinées et immuno-compétentes, aujourd'hui, avec Omicron, ne risquent plus grand-chose."
De fait, comme le rapporte Le Parisien, le 20 février, les admissions à l’hôpital liées à la Covid-19 sont en baisse. « 28 643 patients positifs au Covid-19 sont hospitalisés ce dimanche (20 février) en France, selon les chiffres de Santé publique France. Preuve que la situation s’améliore : ils étaient 28 632 la veille et 31 621 il y a sept jours. 495 admissions sont à relever ces dernières 24 heures à l’hôpital, contre 978 samedi et 697 dimanche dernier. Notons que du fait du dimanche chômé pour beaucoup, ces chiffres sont généralement plus bas. Dans les services de soins critiques (soins intensifs, surveillance continue et réanimation), les chiffres se stabilisent. 2 923 patients positifs au Covid-19 y sont actuellement hospitalisés, contre 2 918 samedi 3 305 dimanche dernier. 67 nouvelles admissions ont été enregistrées ces dernières 24 heures (contre 127 et 90 samedi et il y a sept jours). »

La menace de l'inflation

Malgré cette embellie, un nouveau motif d’inquiétude pour les hôpitaux est rapporté par L’Express le 21 février : "Il ne manquait plus que ça ! Deux années de Covid ont éreinté l'hôpital et son personnel, malgré les milliards d'euros mis sur la table lors du "Ségur de la Santé". Et voilà qu'une tempête financière menace les comptes des hôpitaux. Son nom : l'inflation. Il n'y a pas que les ménages qui ont mal à leur porte-monnaie ces derniers temps. Les établissements hospitaliers, publics comme privés, aussi. De quoi donner des insomnies à Vincent Vesselle, le directeur de la polyclinique Saint-Côme, à Compiègne, l'une des plus grosses structures de Picardie. Depuis l'automne, les lettres de ses fournisseurs lui détaillant par le menu les augmentations tarifaires à venir s'entassent sur son bureau. La dernière concerne tous ses achats de champs opératoires, dont les prix devraient grimper de près de 7% en 2022. Une ligne de plus qui vire au rouge : "Tout renchérit, l'énergie, les dispositifs médicaux, les assurances... La situation devient très préoccupante", s'inquiète-t-il."

Dans ce contexte morose, il est bon de décuovrir des actions de solidarité comme celle qui est rapportée par Le Petit Lillois, le 17 février 22 :  "Toujours très engagé auprès des hôpitaux de la métropole, le LOSC (équipe de football de Lille, ndlr) poursuit sa distribution de sourire. Ce mardi 15 février, les Dogues ont réservé une magnifique surprise aux enfants hospitalisés de l’hôpital Jeanne de Flandre en s’y rendant au complet accompagnés de cadeaux et goodies. Un moment inoubliable pour ses nombreux enfants qui ont pu faire la rencontre de leurs idoles. Leur famille et les soignants ont également pu en profiter".

A lire également, le portrait qu’a publié Libération le 14 février : « A l’hôpital de Bobigny, Eric Soleilhet, animé par la réa ». Un professionnel qui suscite « l’admiration de ses pairs ». « Eric Soleilhet, démarche de vieil ours, tapote des doigts et dorlote des yeux les machines à guérir qu’il croise. Dans les couloirs du service de réanimation de l’hôpital Avicenne, à Bobigny (Seine-Saint-Denis), le logisticien prend soin des mains et du regard parce que les appareils à gros filtres, les blouses, les respirateurs, les cathéters ou les capteurs, c’est son affaire. (…) L’homme, jeune sexagénaire, a dévoué quarante ans de sa vie à Avicenne. Il affronte l’épidémie de Covid ici, seul pour gérer ces réserves où il se sent «comme chez lui». Il anticipe et épie. «Si j’ai peur de la responsabilité ? Non, pas du tout», assure-t-il ».

Fiction 

Autre média, autre pays… France Culture nous emmène le 2 février dans les coulisses du film "H6, l'hôpital du peuple" de Ye Ye. Avec un pitch alléchant : « Le destin de cinq familles se joue à l’hôpital N°6 de Shanghai. A travers leurs histoires croisées se dessine un portrait de la Chine d’aujourd’hui entre culture traditionnelle et modernité. La solidarité, la tendresse et le sens de l’humour permettent aux familles et patients de tenir le cap face aux aléas de la vie ».
"L’hôpital est un endroit où nous préférerions ne jamais aller, mais auquel nous sommes tous confrontés un jour ou l’autre, comme patient ou proche d’un patient, exprime le réalisateur. Ce lieu offre une scène de théâtre où le drame est omniprésent, mais où la comédie n’est jamais loin et se place comme un antidote puissant face à la gravité. Les personnes qui vont à l’hôpital sont dans un hors-temps, leur vie a été bouleversée, un grain de sable est venu gripper la bonne marche de leur quotidien, et ils réagissent comme ils le peuvent. " L’hôpital comme langage universel.

 

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