Décembre 2021 : une fin d'année sous la cinquième vague

Décembre 2021 : une fin d'année sous la cinquième vague

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En cette fin d'année, les hôpitaux se retrouvent une nouvelle fois sous pression, submergés par une nouvelle vague de Covid-19 liée au variant Omicron. 

Tout au long du mois de décembre, l’inquiétude est montée à nouveau dans les hôpitaux publics, comme à Marseille où, comme l’indique France Info, le 21 décembre, « pour éviter la saturation des hôpitaux, les évacuations sanitaires ont repris ce week-end vers la Bretagne ».
Six jours plus tard, les chiffres donnent la mesure de la cinquième vague. « Santé publique France compte ce lundi (27 décembre) 3 333 patients en soins critiques. C’est 300 malades de plus dans ces services par rapport à lundi dernier. 30 383 nouveaux cas de Covid-19 ont été détectés », relève Le Parisien, le 27 décembre. Une situation qui a conduit le gouvernement à annoncer des mesures plus strictes : remise en place de jauge pour les grands rassemblements et "obligation de trois jours de télétravail par semaine dès la rentrée alors que la poussée fulgurante du variant Omicron se traduit par un taux d’incidence (le nombre de cas pour 100 000 habitants sur la semaine écoulée) jamais atteint depuis le début de la pandémie. Il s’établit à près de 760 à la veille de Noël (semaine du 18 au 24 décembre). Il a augmenté de 40,2% en une semaine et continue sa progression. «Le nombre de malades double tous les deux jours», a alerté le ministre de la Santé Olivier Véran".

Et l'Express de noter le 30 décembre : "Ce sont des chiffres qui "donnent le vertige", a commenté mercredi 30 décembre le ministre de la Santé Olivier Véran. La France a enregistré un nouveau record depuis le début de la pandémie de Covid-19, en franchissant le seuil des 200 000 nouveaux cas quotidiens. La double vague épidémique continue sa progression en cette fin d'année : l'une est portée par le variant Delta, l'autre par le variant Omicron, encore plus contagieux. Et cette question qui revient : l'hôpital peut-il tenir ? Les regards se tournent, avec inquiétude, vers nos voisins. Les courbes continuent leur progression, comme au Royaume-Uni, où plus de 10 000 personnes étaient hospitalisées avec le Covid-19 mercredi, une première depuis début mars. En France, 17 856 malades du Covid-19 étaient pris en charge à l'hôpital mercredi, dont 3469 patients en soins critiques (contre 3147 une semaine auparavant). Dans certaines régions, la situation est déjà tendue".

Pass vaccinal

En plus de ces mesures, La Voix du Nord détaille dans son édition du 27 décembre le projet de loi instaurant le pass vaccinal, adopté par le Conseil des ministres le lundi 27 décembre. « Le conseil des ministres a, dans le même objectif, adopté un projet de loi qui va transformer le pass sanitaire en pass vaccinal. Dans les lieux où ce pass s’applique, il faudra justifier d’être vacciné pour pouvoir entrer. La production d’un test ne suffira plus. Si cette règle est votée, elle s’appliquera le 15 janvier prochain », a indiqué le Premier ministre, ce lundi 27 décembre. Il s’agit très concrètement d’écarter les Français non-vaccinés (plus de cinq millions à ce jour) des lieux de vie tels que les restaurants, bars, foires, salons, séminaires… Pour accéder à ces lieux, les vaccinés devront présenter leur pass vaccinal, à savoir la preuve qu’ils ont reçu trois doses de vaccin contre le Covid-19, ou deux doses et une infection. Par ailleurs « Dès le 28 décembre, la Haute Autorité de Santé ouvre la vaccination dès 3 mois après la dernière injection ou infection. « Il suffit à partir de demain (le mardi 28 décembre, Ndlr) de 3 mois pour bénéficier de votre dose de rappel » a annoncé le Premier ministre ». Enfin, Jean Castex a pris le temps d’insister sur l’accroissement des sanctions vis-à-vis des personnes utilisant un faux pass sanitaire. « Cela me scandalise en tant que citoyen, ce type de comportement constitue une mise en danger délibéré de la santé d’autrui » s’est-il indigné. En cas de doute lors d’un contrôle de votre pass vaccinal, une pièce d’identité pourrait vous être demandée. « Les forces de l’ordre pourront accéder aux ERP (établissements recevant du public) pour effectuer des contrôles et les dirigeants d’ERP pourront effectuer eux-mêmes ces contrôles. Nous allons surtout mobiliser les forces de sécurité internes »
Des mesures justifiées par une situation sanitaire des plus critiques, LCI indiquant le 28 décembre « Dans certaines villes, les services de réanimation sont déjà complets. »

Citoyenneté et Pass Vaccinal

Pass vaccinal et contrôles renforcés étaient attendus par nombre d’acteurs. "On sait que la sixième vague [du Covid-19] va arriver avec le variant Omicron", s’inquiétait dès le dimanche 19 décembre sur franceinfo Patrick Pelloux, président de l'Association des médecins urgentistes de France. Selon lui, "le système de santé est proche de la paralysie à cause des "non vaccinés" qui représente 80% des malades en réanimation. "Il y a une problématique de citoyenneté parce que 80% des malades Covid en réanimation sont des non-vaccinés", a fustigé le président de l'Association des médecins urgentistes de France.
Par ailleurs, « 182 000 faux pass sanitaires ont été détectés depuis l’instauration du dispositif cet été, a indiqué le ministère de l’Intérieur », rapelle Anne Bayle-Iniguez le 21 décembre dans L’Opinion.

Soutenir l’hôpital

Dans ce contexte de nouvelle mise à l’épreuve des personnels soignants, c’est un tableau bien sombre que dresse le quotidien Le Monde le 14 décembre sous le titre « Variable d’ajustement d’un hôpital en souffrance, les étudiants infirmiers à la peine ». De fait, « malgré les besoins de la profession, certains arrêtent leur formation avant d’obtenir leur diplôme, notamment en raison d’expériences difficiles lors des stages. »
Conscient des difficultés, le Premier ministre avait aussi annoncé le 17 décembre le doublement de la rémunération des heures supplémentaires à l'hôpital dès le 20 décembre.
Par ailleurs, la vaccination des 5-11 ans, approuvée par la Haute autorité de Santé, est entrée en vigueur dès le 20 décembre. « La HAS recommande le vaccin de Pfizer « du fait de son efficacité vaccinale contre les variants [...] et de son profil de tolérance satisfaisant ». Le gouvernement pourrait commencer la vaccination dès ce mercredi (le 22 décembre) », indiquait Le Monde.
Une décision qui divise les parents : « C’est tellement grave ce qui se passe, ce serait irresponsable de ne pas le faire ». Entre lassitude due à la lourdeur des protocoles à l’école et crainte des effets secondaires du vaccin, des parents expliquent au Monde pourquoi ils souhaitent faire vacciner leurs enfants ou, au contraire, le refusent.

 

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