Septembre 2021 : une rentrée plus sereine que redoutée...

Septembre 2021 : une rentrée plus sereine que redoutée...

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Le mois de septembre a été marqué par la poursuite de la baisse des hospitalisations liées à la Covid-19.

La baisse du nombre de patients hospitalisés est plus nette chaque jour, confirme Santé publique France le 23 septembre. "La décrue des malades du Covid-19 se poursuit à l’hôpital, confirmant une nette amélioration depuis le début du mois, selon les statistiques publiées par Santé publique France, indique Sud Ouest, le 23 septembre. Le nombre de patients hospitalisés a baissé à 8 237 contre 8 414 la veille, avec 301 admissions. Ils étaient environ 11 000 début septembre."

Et si, comme le rapporte France TV Info, le 22 septembre, l'hôpital de Mulhouse a déclenché un plan blanc » suite à la suspension de169 salariés non vaccinés, les tensions sur les effectifs restent finalement peu liées à la vaccination obligatoire des soignants. Telle est la conclusion des journalistes du Parisien dans un article très documenté publié le 23 septembre et intitulé « Pourquoi la vaccination obligatoire n’a pas provoqué de pénurie de soignants à l’hôpital ».

Toutefois, dès le 6 septembre, un collectif de médecins témoignait de son inquiétude dans une tribune au « Monde » titrée « L’hôpital public va sortir essoré de la crise du Covid-19 ». Selon eux, « les engagements du plan Ma santé 2022 et les efforts financiers promis par le gouvernement n’auront d’effets que dans un futur lointain et ne suffiront ni à enrayer le dépérissement de l’hôpital public ni à résoudre la crise des vocations ». 

Le CHU de Toulouse en tête du classement du Point

Autre événement toujours attendu en cette rentrée, Le Point a publié son classement des hôpitaux et des cliniques. « Pour le secteur public arrive en tête de ce palmarès le centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse, qui retrouve une première place occupée ces dernières années par le CHU de Bordeaux, aujourd’hui deuxième. Le CHU de Lille est, comme l’an dernier, troisième. L’hôpital européen de Marseille et l’hôpital Édouard Herriot des Hospices civils de Lyon font leur entrée dans ce tableau d’honneur

A lire également l’article que Vie publique a consacré le 22 septembre à l’édition sur les établissements de santé publiée par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees). « En 2019, le nombre d'établissements hospitaliers a baissé : 3 008 structures, contre 3 125 fin 2013 (-3,7%). Cette évolution touche surtout les hôpitaux publics, qui sont passés de 1 420 en 2013 à 1 354 fin 2019 (-4,6%). En 2019, 123,9 millions de journées d'hospitalisation ont été enregistrées. Une hausse due au vieillissement de la population et au développement de l'hospitalisation partielle (court et moyen séjour). Cette évolution s'accompagne d'une diminution de l'hospitalisation complète (avec nuits), comptée en lits : 11,7 millions de séjours (-76 000 par rapport à 2003). Cette baisse intervient surtout en médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie (MCO), qui représentent 86% des séjours avec nuitées, et en psychiatrie (…).
Le document pointe également une nette augmentation de l'hospitalisation partielle (sans nuitées) comptée en places : 17,6 millions de journées enregistrées en 2019 (+6,8% entre 2016 et 2019), dont les courts séjours ("virage ambulatoire"), devenus possibles grâce aux innovations techniques et médicales (anesthésie, par exemple). La hausse des capacités d'hospitalisation (79 000 en 2019 contre 49 000 en 2003) concerne les courts séjours, qui ont progressé de 6% par an entre 2003 et 2013, puis ont ralenti (+0,8% par an jusqu'en 2019). »

Actualité judiciaire

Au chapitre judiciaire, Le Monde nous informe le 22 septembre de la mise en examen de l’AP-HP et de quatre responsables de l’hôpital Georges-Pompidou pour « harcèlement moral » après le suicide d’un cardiologue. « Le professeur Jean-Louis Mégnien s’était défenestré en 2015. Des collègues avaient rapporté qu’il était victime de harcèlement et qu’un avertissement sur sa souffrance n’aurait pas été pris en compte. Au cours des cinq ans d’une instruction menée dans la plus grande discrétion, l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), l’ancienne directrice de l’hôpital, Anne Costa, et trois professeurs – alors responsables hiérarchiques du cardiologue – ont été mis en examen pour « harcèlement moral ». Deux juges d’instruction ont ordonné le 30 juillet leur renvoi devant le tribunal correctionnel, a-t-on appris mercredi 22 septembre de sources proches du dossier, information confirmée par une source judiciaire. »

A lire également dans L’Express, des témoignages très forts sur ce que le dépôt de plainte à l'hôpital a changé pour les victimes de violences conjugales :
« Deux ans après le Grenelle des violences conjugales, 88 conventions permettant aux victimes de porter plainte à l'hôpital ont été signées. Plus de quatre heures d'audition, pour raconter des décennies de violences. Il y a quelques jours, dans le confort discret d'une chambre de l'hôpital du Cateau-Cambrésis, dans le Nord, une femme de 80 ans a finalement choisi de parler aux gendarmes. Victime de violences conjugales depuis plusieurs années, et prise en charge par le service d'urgence du Centre Hospitalier (CH) après de nouvelles blessures, l'octogénaire n'a pas eu besoin de se déplacer jusqu'au commissariat le plus proche pour déposer une plainte contre son conjoint. Elle n'a pas non plus été obligée de rentrer chez elle pour récupérer ses papiers, et n'a pas attendu les fameux "quelques jours de plus" avant de livrer son récit aux autorités compétentes. "Les gendarmes sont venus à elle, avec leurs documents, leur imprimante et leurs questions", explique Benjamin Paule, médecin urgentiste au sein de la structure. "Ils ont pris le temps de tout écouter, et ont même fait venir sa fille pour entendre son témoignage. Si on avait attendu 24 heures de plus, qui sait ce qui aurait pu arriver ?" ».
Depuis juillet 2020, le CH du Cateau-Cambrésis a été l'une des premières structures en France à permettre le dépôt de plaintes directement à l'hôpital pour les victimes de ces agressions. En un an et demi, "une dizaine de femmes" ont ainsi bénéficié de cette mesure, après avoir reçu les premiers soins médicaux et s'être vues proposer un accompagnement social et psychologique.

 

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