Vincent Prévoteau : "Il faut décloisonner l'accès à la haute fonction publique"

Pour Vincent Prévoteau, les hauts-fonctionnaires ont participé à l'édification d'un des meilleurs systèmes de santé au monde.

Daniel Keller, président de l’Association des anciens élèves de l'ENA (AAEENA), Vincent Prévoteau, président de l’Association des directrices et directeurs d’hôpital (ADH) et Fabien Tastet, président de l’Association des administrateurs territoriaux de France (AATF) signent une tribune dans le Journal du dimanche du 20 avril dans laquelle ils appellent de leurs voeux une haute fonction publique, favorisant "l'ascension sociale" et "le brassage des talents". 

Alors qu'Emmanuel Macron envisage la suppression de l'ENA, Vincent Prévoteau, président de l’Association des directrices et directeurs d’hôpital (ADH), appelle au contraire à une transformation de la haute fonction publique. Dans une tribune qu'il cosigne avec Daniel Keller, président de l’Association des anciens élèves de l'ENA  et Fabien Tastet, président de l’Association des administrateurs territoriaux de France, tous trois rappellent que "depuis cinquante ans, serviteurs de l'intérêt général, les hauts fonctionnaires de l'État, des hôpitaux et des collectivités locales, formés dans des écoles de haut niveau, ont contribué à la reconstruction du pays, à l'essor de sa politique industrielle, à l'aménagement de son territoire, à l'attractivité et au rayonnement de la France, à la protection sociale pour tous, à l'épanouissement de la décentralisation et à l'édification d'un des meilleurs systèmes de santé au monde."

Forts de ce constat, ils appellent à "renouer avec la promesse républicaine de l'égalité des chances, celle qui rend possible l'ascension sociale, par les plus hautes responsabilités publiques, de citoyens de condition modeste, issus de quartiers difficiles mais également de tous les territoires de France. Et celle, capitale, qui assure la parité entre les femmes et les hommes". Les trois présidents se disent par ailleurs prêts à s'engager pleinement "pour participer à ce changement : diversifier, décloisonner, responsabiliser, libérer les énergies pour plus de mobilité, de cohérence d'action et une meilleure allocation des moyens humains", convaincus que "la fin de la haute fonction publique est une chimère". 

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