Accessibilité des personnes en situation de handicap, un devoir d'exemplarité pour l'hôpital !

Le développement du numérique dans nos sociétés présente une certaine ambivalence au regard de ses conditions d’accès. Source d’innovation et de nouveaux usages, il permet d’accroitre l’autonomie des citoyens-usagers dans l’utilisation des services publics notamment hospitaliers (prise de rendez vous en ligne et téléconsultation) mais crée, en même temps, de nouvelles exclusions au détriment, notamment, des personnes en situation de handicap (sourdes et malentendantes, déficientes visuelles ....).

La loi 2015-102 du 11 février 2005 pose le principe d’accessibilité à tous les types de handicap et à tous les domaines de la vie en société. Elle instaure deux nouvelles obligations dont l’accessibilité des services publics téléphoniques (article 78). La loi 2016-1321 du 7 octobre 2016 pour une République numérique (dite loi « Lemaire »), dans son titre III relatif à l’accès au numérique, vise à favoriser l’accessibilité aux services numériques publics et à faciliter l’accès au numérique pour les personnes handicapées en renforçant les obligations à la charge des personnes publiques.

L’hôpital, un acteur public en retard !

Les établissements de santé et médico-sociaux ayant communiqué sur leur conformité sont semble-t-il peu nombreux. L’UGAP confirme le très grand succès de son offre d’accessibilité pour personnes sourdes et malentendantes (Delta Process – Acceo/Tadeo) avec le secteur public : déjà 10 ministères et plus de 300 collectivités territoriales comprenant de nombreux conseils départementaux - MDPH comprises - et de nombreuses mairies dont les CCAS.
Ce succès doit maintenant irriguer les établissements de santé. Il faut ici déjà saluer le CHR de Metz, le CHU de Limoges ou encore l’hôpital Henri Mondor (AP-HP) qui ont déjà déployé cette typologie de solutions.
L’engagement des établissements de santé notamment au niveau des 136 GHT constituent donc un enjeu majeur qui de plus est accessible. À titre d’exemple, le coût est estimé à environ 9 000 € par an pour un CHR (source : UGAP).

Comment se mettre en conformité de manière rapide et efficiente ?

Passé ce constat, il est aussi important de témoigner sur la difficulté pour les acteurs publics à réaliser des marchés publics dans ces domaines (achat nouveau, expertise parfois absente, marché plus ou moins mâture, pérennité des prestataires, déploiement et communication associée). Pourtant, il existe aujourd’hui des offres efficientes disponibles immédiatement sur étagère. L’UGAP est ainsi le premier opérateur d’achat à avoir déployé une boutique dédiée au handicap sur sa plateforme web. La reconnaissance d’une demande qui s’inscrit pleinement dans sa récente labélisation RFAR – ISO 20400. L’UGAP c’est aujourd’hui un accès immédiat à l’ensemble des offres Delta Process : Acceo, AcceoLangues et Tadeo.

Comment, au-delà des textes renforcer son image et attractivité ?

L’enjeu réglementaire ne peut et ne doit à lui seul légitimer une telle démarche. L’hôpital par essence doit quotidiennement veiller à son attractivité tant vis-à-vis des patients que des employés. En témoigne le développement d’AcceoLangues, une solution permettant la visio-interprétation dans plus d’une centaine de langues !

En conclusion...

Si l’égalité d’accès aux soins est souvent associée à des enjeux de performance clinique et de lutte contre les déserts médicaux, il ne faudrait pas oublier en premier lieu d’assurer les fondamentaux.
Permettre dès à présent aux personnes sourdes et malentendantes et/ou ne parlant pas la langue française d’accéder à l’ensemble de notre système de soins constitue un enjeu majeur aisément atteignable au regard des solutions disponibles, de leur coût modéré et de leur immédiate disponibilité notamment auprès de l’UGAP.

En savoir plus
- Accessibilité au CHU de LIMOGES
- Accessibilité au CHR de METZ THIONVILLE
- Témoignage de l’Hôpital HENRI MONDOR

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