Le GHT de l'Artois entre tension et espoir d'un proche déclin de l'épidémie de COVID

Le GHT de l'Artois entre tension et espoir d'un proche déclin de l'épidémie de COVID

Centre Hospitalier de Béthune Beuvry (@GHT de l'Artois)

Avec 135 patients COVID positifs pris en charge, dont 20 en réanimation et 8 en soins intensifs, le GHT de l'Artois enregistre un niveau élevé d'hospitalisations. Mais le déploiement de la vaccination et une baisse amorcée du taux d'incidence de la COVID-19 dans le Pas-de-Calais suscite l'espoir d'un déclin de cette virulente 3e vague épidémique.

135 patients COVID positifs étaient pris en charge le 9 avril au sein du GHT de l'Artois, sur un ensemble de 185 lits dédiés à l'épidémie de COVID. Soit :
• 51 au CH de Béthune Beuvry dont 14 en réanimation et 2 en soins intensifs
• 78 au CH de Lens dont 6 en réanimation et 6 en soins intensifs
• 5 au CH de La Bassée
• 1 au CH d’Hénin-Beaumont

Au total, depuis février 2020, ce sont quelque 2830 patients qui ont été hospitalisés au sein du GHT de l'Artois, dont 60% depuis le 1er janvier 2021. Des chiffres illustrant l'impact de cette 3e vague épidémique.

« Ce taux d'hospitalisation élevé reste cependant stable depuis début mars et si tous les lits sont occupés en réalimation et soins intensifs, nous enregistrons une légère baisse du nombre de patients qui se présentent aux urgences COVID, tempérait Bruno Donius, président du comité stratégique du GHT, lors d'un point de situation le 9 avril. Dans ce contexte, la poursuite du déploiement de la vaccination et la baisse du taux d'incidence de la COVID-19 dans le Pas-de-Calais ces deux dernières semaines, constituent des sources d'espérance ».

L'obligation de la déprogrammation et la fatique des soignants

En attendant, le Dr Guillaume Dervaux, président de la commission médicale d'établissement de l'hôpital de Béthune Beuvry, s'inquiète quant à lui de l'une des conséquences redoutées de ce pic épidémique : la déprogrammation des interventions non urgentes, alors que l'obligation s'est faite de fermer des blocs opératoires. « La prise en charge des patients COVID+ occupe aujourd'hui 20% de nos capacités d'hospitalisation mais avec l'exigence d'une mobilisation humaine beaucoup plus importante que les autres pathologies. Et ce alors que les soignants se trouvent aujourd'hui beaucoup moins nombreux qu'il y a un an sur le front de l'épidémie », observe le président de CME. Un problème récurrent dans l'ensemble des établissements du fait de la fatigue, de la lassitude et d'une certaine démotivation face à une crise sanitaire à rallonge...

Le Dr Sophie Nguyen, infectiologue à l'hôpital de Béthune Beuvry souligne à cet effet « les taux de complications une fois et demie plus élevés avec le variant anglais du virus, plus virulent, plus contagieux et qui représente aujourd'hui 86% des cas dans le Pas-de-Calais ».

Bruno Donius appelle dans ce contexte à poursuivre l'effort collectif de la vaccination et du respect des gestes barrières sur l'ensemble du territoire afin de « pouvoir esperer fin avril un possible déclin de l'épidémie ».

 

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