La Société française de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent demande une triple réforme du secteur

La Société française de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent demande une triple réforme du secteur

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La Société française de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent et disciplines associées (SFPEADA) appelle le gouvernement a réformer son secteur. Des mesures indispensables, pour l'institution, doivent être prise en matière de formation, de moyens humains et universitaires et surtout de revalorisations financières.

« Nous constatons depuis plusieurs années une crise importante de la Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent (PEA). Celle-ci se traduit, entre autres, par une baisse des vocations, un épuisement des soignants et des délais d’attente dans les structures de soin. Il faut parfois plus d’un an pour obtenir un rendez-vous avec un psychiatre d’enfant et d’adolescent… Ce qui est inacceptable », indique le communiqué de la SFPEADA. Une crise qui se fait sentir face aux demandes considérables de la population. L'organisme précise qu'un enfant sur 6 nécessiterait une intervention psychiatrique ou psychologique.

Un ensemble de mesures consensuelles

Pour la société savante, il est nécessaire d'agir sur plusieurs fronts. Il faut que ces mesures touchent l'attractivité du métier, améliorent la qualité des soins ainsi que les moyens financiers. L'organisme propose donc trois mesures à effet immédiat :

  • Une réforme des études médicales : des discussions sont en cours avec le Ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur et le Ministère des Solidarités et de la Santé afin de proposer une réforme de la formation des futurs psychiatres. L'un des objectifs est de donner un cadre mieux défini à la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent au sein du troisième cycle des études médicales.
  • La création de postes universitaires titulaires et de postes de chefs de clinique. L'ambition est de créer des vocations chez les jeunes étudiants. La société savante rappelle que le ratio étudiants/enseignants, en PEA, est l'un des plus faibles dans les disciplines médicales.
  • Une revalorisation des consultations en PEA : la SFPEADA propose de prendre exemple sur le modèle belge et suisse, avec un forfait pouvant aller jusqu'à 200 euros de l'heure. Elle juge que le tarif de 46,70 euros pour 90 minutes ne permet pas d'envisager une offre libérale stable.

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