Agnès Buzyn débloque 50 millions d'euros pour la psychiatrie

Agnès Buzyn a également annoncé le développement d'actions pour lutter contre la stigmatisation de la psychiatrie @pixabay

Le 21 décembre, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a débloqué une enveloppe de 50 millions d’euros pour la psychiatrie dans l'attente de la réforme plus profonde du secteur promise en 2019.

Le ministère de la Santé a précisé dans un communiqué que cette enveloppe de 50 millions d'euros pour la psychiatrie bénéficierait "à l’ensemble des régions et contribuerait également à réduire les inégalités de financement existant aujourd’hui entre celles-ci."

Agnès Buzyn a également annoncé "la création d’un fonds d’innovation en psychiatrie doté de 10 millions d’euros", qui était l'un des engagements de la stratégie nationale de transformation du système de santé. D'autres mesures avaient également annoncées dans le cadre du plan "Ma santé 2022" afin notamment de renforcer les coopérations entre les professionnels spécialisés et les équipes de soins primaires et de réduire les inégalités territoriales en matière d'accès aux nouvelles thérapeutiques. Citons parmi celles-ci l'obligation de créer des projets territoriaux de santé mentale sur l'ensemble des territoires d’ici juillet 2020, l'augmentation du nombre de stages en santé mentale pendant les études de médecine générale et celle du nombre de formations d'infimiers de pratiques avancées à la psychiatrie en 2019 ou encore le développement de la recherche en pédopsychiatrie. 

Des mesures attendues par les patients et les professionnels

Le 1er octobre 2018, un collectif d'associations et d'organismes représentant usagers et professionnels (1) approuvait ces orientations : "Le développement de la réhabilitation psychosociale, un meilleur accès aux soins de pédopsychiatrie, la lutte contre la stigmatisation, l’extension de la formation des infirmiers de pratique avancée à la psychiatrie, l’écriture et la mise en œuvre des Projets Territoriaux de Santé Mentale, à une nouvelle échelle pertinente de réflexion et d’organisation, et qui doivent impliquer tous les acteurs de la santé mentale (médecine de ville, élus, service publics de proximité), sont de bonnes orientations pour les acteurs et les usagers de la santé mentale. Les signataires de ce communiqué les saluent et sont impatients de les mettre en actes. Ils attendent que ces intentions se traduisent sans ambiguïté par des moyens nouveaux qui leur seraient affectés, pour que la notion de priorité ne reste pas lettre morte." Ces premières annonces devraient être de nature à les rassurer.

1 - UNAFAMADESMCFRP, Reh@b’, Fondation FondamentalAFRCCentre de Preuves en Psychiatrie et Santé Mentale, Santé Mentale France, Collectif national des CReHPsy, CNUP.

 

 

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