Le Comité d'éthique se saisit de la question de la fin de vie

Le Comité d'éthique se saisit de la question de la fin de vie

Le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a décidé de constituer un groupe de travail sur la fin de vie afin qu'elle bénéficie d'un meilleur accompagnement et que soit mis en oeuvre "un vrai développement des soins palliatifs" en France. 

En France on meurt mal et il est nécessaire de progresser pour que l’offre de soins palliatifs et d’accompagnement de la fin de vie soit optimisée sur l’ensemble du territoire. Tel était le triste constat des différentes formes de la consultation nationale organisées par le CCNE lors des États généraux de la bioéthique en 2018. L’avis 129 du Comité publié à l’issue de cette consultation a souligné certains paradoxes. Par exemple, celui que « d’indéniables avancées techniques de la médecine pouvaient parfois engendrer des situations de survie qui n'étaient que souffrance, posant ainsi la question du sens de la vie à la fin de celle-ci ».

L'impérieuse nécessité que la loi soit mieux connue et mieux appliquée

Dans un communiqué publié le 25 juin, le CCNE déclare qu’il n’est pas nécessaire de modifier la loi existante sur la fin de vie (loi de 2016), mais souligne néanmoins « l’impérieuse nécessité qu’elle soit mieux connue, mieux appliquée et qu’elle s’accompagne de moyens nouveaux capables d’aboutir à un vrai développement des soins palliatifs dans notre pays ». Il incite du reste à la réalisation d’un travail d’investigation afin d’identifier les situations exceptionnelles dans lesquelles l’application de la loi de 2016 ne permettait pas de répondre.

Etablir un bilan de la situation de la fin de vie en France

Le CCNE souhaite rouvrir la réflexion éthique dans ce domaine alors que plusieurs initiatives et prises de position alimentent le débat public. Il y apportera sa contribution en établissant un bilan de la situation de la fin de vie en France tant en termes d’appropriation que d’application de la loi actuelle et des lois précédentes. Il identifiera également les situations exceptionnelles, telles les maladies neurovégétatives à évolution lente, auxquelles le droit est confronté. Le CCNE précise qu'il veillera à recueillir toutes les opinions dans un souci d’objectivité et de respect d’une instruction de qualité.

Les premiers éléments de la réflexion sur les enjeux éthiques de cette question complexe sont attendus pour la fin de l’année 2021.

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