Une trentaine de préconisations pour réussir le virage ambulatoire

Une trentaine de préconisations pour réussir le virage ambulatoire

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Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a publié fin juillet un ensemble de préconisations afin d'assurer un développement sécurisé du virage ambulatoire.

«Les soins ambulatoires sont communément dispensés par la médecine de ville, alors que la chirurgie ambulatoire est pratiquée en établissement de santé". Le virage ambulatoire concerne donc un transfert d'activités intra-hospitalières « du conventionnel vers le secteur ambulatoire hospitalier (hôpitaux de jour, consultations) », précise le Haut conseil de la santé publique. Ce virage, qui s'inscrit dans la stratégie nationale de santé et « Ma santé 2022 », est présenté comme « une opportunité pour réduire » les,inégalités sociales et territoriales de santé. 

Les préconisations chirurgicales

Les actes chirurgicaux sous anesthésie topique ou locale ou ne nécessitant pas de moyens anesthésiques représentent un tiers de l'activité en France. Le HCSP a donc défini un niveau d'environnement chirurgical adéquat afin d'éviter d'éventuelles déprogrammations,en cas de crise sanitaire. Il propose par ailleurs de formaliser le rôle des Communautés pluriprofessionnelles territoriales de santé (CPTS) afin d'assurer la continuité des soins de premiers recours.

L'organisme de santé publique recommande également le développement de centres indépendants dédiant leur pratique à la chirurgie ambulatoire. « Ces centres peuvent être mono, bi ou pluridisciplinaires et pratiquer de la chirurgie « lourde » ambulatoire, comme la pose de prothèses totales de hanche ou de genou ou les colectomies totales. Ce sont les modèles organisationnels les plus fréquents dans les pays qui ont largement développé la chirurgie ambulatoire, étant considérés comme les plus efficients, en termes de qualité, de sécurité, comme de coût global », explique le Haut conseil qui ajoute que ces structures doivent avoir une activité soutenue, de l'ordre de 3000 actes annuels.

L'importance des Idec

Un autre point important du rapport concerne les infirmiers de coordination (Idec). Le HCSP souhaite définir leur statut professionnel pour assurer un financement de leur activité sur le long terme. « Davantage centrée sur le dispositif d’annonce et le parcours intra hospitalier, leur mission évolue vers plus de sécurisation du lien hôpital/ville », précise le conseil. Il préconise donc de positionner les Idec dans les CPTS pour conforter cette mission.

Une autre préconisation concerne la transmission des informations de sécurité à l'ensemble des professionnels de santé impliqués dans la prise en charge immédiate de sortie d'hospitalisation. Le Haut conseil souhaite intégrer les infirmiers ainsi que les pharmaciens dans cette chaîne d'information. « Le patient a la possibilité de s'opposer à ce que les professionnels de santé soient informés de son état de santé, ce qui est constitutif d'un risque, dans la mesure où les informations sont diffusées dans son intérêt. Ceci implique, lors du recueil du consentement du patient au partage de ses données, que les professionnels lui expliquent l’importance de ce partage pour sa sécurité ».

Pour en savoir plus : Virage ambulatoire : pour un développement sécurisé

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