60% de la chirurgie francilienne est effectuée en ambulatoire

60% de la chirurgie francilienne est effectuée en ambulatoire

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Malgré un ralentissement lié à la pandémie, L'Île-de-France atteint les 60% d'interventions chirurgicales en ambulatoire. Une évolution qui va dans le sens de l’objectif fixé par le gouvernement de 70% de prise en charge en ambulatoire à l’horizon 2022.

« En 2020, l’activité chirurgicale a ainsi été réduite de 17,6% en Île-de-France par rapport à l’année précédente, diminuant également les parcours d’interventions chirurgicales en ambulatoire », indique le communiqué de l'Observatoire régional de la chirurgie ambulatoire (ORCA), publié ce 26 août. Un phénomène accentué par la réduction des interventions dites «légères», au profit d’interventions qui ne pouvaient être réalisées qu’en parcours classique.

Parallèlement, certaines unités de chirurgie ambulatoire ont été transformées en unité de réanimation. Ce qui conduit à des transferts de personnel médical, habituellement dédié à la chirurgie. «La chirurgie ambulatoire dans un contexte sanitaire difficile offre l’avantage de pouvoir assurer une continuité des interventions. Les risques d’exposition au virus ainsi qu’à toute autre infection bactériologique sont très significativement réduits, puisque le patient rentre chez lui quelques heures seulement après l’opération. Sans nuit sur place, les lits sont ainsi libérés et les capacités d’accueil augmentées » explique le Pr Henri-Jean Philippe, coordinateur médical de l’ORCA.

Objectif : 70% de prise en charge en ambulatoire en 2022

En 2017, alors que le gouvernement fixait le palier de 70% d’interventions chirurgicales réalisées en ambulatoire à 5 ans, les établissements hospitaliers de France réalisaient près de 50% des opérations chirurgicales avec ce mode de prise en charge.

Un objectif mis à mal par l'arrivée de la pandémie. Alors que pendant la première vague, la pratique de la chirurgie ambulatoire en Île-de-France a baissé de 61,3% par rapport à la même période en 2019, la vague de l’automne a donné lieu à une réduction de seulement 3%. «S’il y a eu, en 2020, une diminution de la pratique liée au contexte sanitaire, l’ORCA observe une satisfaction globale autour de ce sujet. Nous voyons aussi qu’il existe des craintes et des freins face à ce type de parcours. Nous les étudions pour pouvoir y apporter des réponses. Notre objectif est que tout le monde, patient comme professionnel, ait tous les éléments d’informations nécessaires pour s’approprier ce mode d’intervention » commente le Pr Henri-Jean Philippe.

La démocratisation de l'ambulatoire

Aujourd’hui, certaines opérations majeures peuvent être pratiquées en ambulatoire : pose de prothèse totale de la hanche, chirurgie thoracique sur les enfants, interventions lourdes sur l’appareil digestif… Une pratique qui tend à se démocratiser pour la satisfaction de tous, corps médical comme patient. Responsabilisé et plus autonome, ce dernier est acteur de son parcours de soin et de sa réhabilitation, dans un environnement maîtrisé et serein là où, en hospitalisation classique, il doit s’adapter aux protocoles internes et au rythme de l’unité. L’objectif final étant l’amélioration des prises en charge planifiées, pour offrir une réhabilitation la plus rapide possible aux patients.

Le Pr Henri-Jean Philippe conclut qu'il faut « réfléchir à un parcours chirurgical en ambulatoire permet de reposer les bonnes questions. L’ambulatoire lance un mouvement d’innovations, de réflexions, de recherches de solutions visant à améliorer les échanges d’informations, à laisser de la place pour les initiatives du patient, et à garantir un confort sur-mesure pour chacun ».

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