Cancérologie : un rapport qui met en lumière l'excellence de la recherche française

Cancérologie : un rapport qui met en lumière l'excellence de la recherche française

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Le Comité national de coordination de la recherche (CNCR) et la Fédération hospitalière de France (FHF) se sont associés dans la réalisation d'une étude sur la recherche en cancérologie en France au cours des dix dernières années. Avec à la clé, la publication d'un rapport détaillé.

« L’ensemble des données démontre l'excellence de la recherche française en cancérologie », précise le rapport publié en mai 2021, que ce soit en matière d'essais cliniques ou de publications scientifiques. Sur les dix dernières années, 50 000 publications ont été produites sur le sujet, plaçant la France au 7e rang mondial. Et 3 700 essais cliniques ont été réalisés propulsant la France au 3e rang mondial.

Les publications scientifiques

Les articles français en cancérologie sont beaucoup plus cités que la moyenne mondiale, d'après l'étude. « L’Indice de Citation Normalisé (ICN) passe de 1,58 sur la première période (2010-2014) à 2,05 sur la seconde (2015-2019) ». L'excellence de la recherche française se mesure également par le nombre de publications dans le top 6 des grandes revues généralistes internationales : Lancet, Nature, Science, JAMA, NEJM et BJM. « La France cosigne 13,8 % de ces articles sur la première période (143 publications) et 19,2 % sur la seconde (211) soit une augmentation de 48 % », indique la FHF.

L'implication des établissements publics

La recherche en cancérologie repose surtout sur les Centres hospitalo-universitaires (CHU) et les Centres de lutte contre le cancer (CLCC). Ces structures ont promu des études dans lesquelles plus de 300 000 patients ont été inclus.

Graphique CNCR : les contributions des établissements varient en fonction de la localisation cancéreuse

D'après l'analyse des contributions, les CHU et centres hospitaliers sont les plus impliqués à hauteur de 56 %. Leurs publications portant généralement sur l'hématologie, les cancers du cerveau, de la vessie et du foie, du poumon ou encore de la prostate. Les CLCC sont plus impliqués dans la recherche sur le cancer du sein.

Des pistes d'orientations

La volonté du CNCR et de la FHF est que ce rapport offre des pistes d'orientation pour les prochaines recherches. Chaque année, la Direction générale de l'offre de soins offre un soutien financier à près de 200 études, pour un total de 24 millions d'euros.

Contacté par Hospimedia, le professeur Didier Samuel, président du CNCR, souligne que malgré « une part d'études à financement académique qui ne cesse d'augmenter, la part de financement industriel tend à baisser ». Un point problématique pour l'ensemble de la recherche française explique le président du Comité national : "Il y a beaucoup de compétitivité pour les essais de haut niveau au niveau international, il faut donc être réactif. Ce qui a été fait pendant la Covid, il faut être capable de le faire sur le long terme", a t-il conclu.

Pour en savoir plus : Synthèse du rapport 

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