Guadeloupe : solidarité et inquiétude des médecins et pharmaciens de métropole

Guadeloupe : solidarité et inquiétude des médecins et pharmaciens de métropole

La Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF) demande au gouvernement de sécuriser l'accès aux officines guadeloupéennes. L'intersyndicale Action Praticiens Hôpital (APH), Jeunes Médecins et l’ISNI proposent un accompagnement social des personnels de santé publique outremer.

La FSPF condamne fermement les actes de violence dont ont été victimes des pharmacies guadeloupéennes et demande au ministère de la Santé d’agir afin d’assurer la protection de leurs confrères et sécuriser l’accès des patients aux officines. 

« Les attaques, les saccages et les pillages des officines sont intolérables alors même que les pharmaciens œuvrent chaque jour pour la santé de la population, s'élève, dans un communiqué, la Fédération. Depuis le début de la crise sanitaire, ils dépistent, vaccinent et assurent la continuité des soins dans tous les territoires de métropole et d’outre-mer. Chaque patient doit pouvoir accéder librement au professionnel de santé de son choix. Chaque professionnel doit pouvoir exercer en toute sécurité».

Praticiens hospitaliers et jeunes médecins solidaires

Devant la situation dramatique que subissent les Antilles, l'APH, Jeunes Médecins et l’ISNI marquent leur solidarité envers leurs confrères outremer et pointent le manque de moyens financiers et structurels alloués à la santé publique outremer. Dans un communiqué publié le 24 novembre, les syndicats:
« dénoncent les entraves à la circulation qui paralysent l’accès aux soins en empêchant soignants et patients d’accéder aux structures sanitaires et mettent en péril la vie de certains patients,

- condamnent fermement les dégradations subies par les établissements, les menaces et les agressions contre les personnels médicaux et non-médicaux,

- rendent hommage et portent tout leur soutien aux collègues engagés au service de la population, dans un contexte chaotique venant aggraver la situation sanitaire catastrophique induite par l’épidémie de COVID 19,

- demandent le renforcement, l’adaptation, l’individualisation de l’information et la communication en matière de vaccination, de façon à amener la famille hospitalière à adopter cette mesure de sécurité dans l’intérêt des usagers,

- proposent d’offrir un accompagnement social pour les personnes ne souhaitant pas accepter les contraintes du service public : formation, reconversion, rupture conventionnelle, etc,

- rappellent que cette crise survient sur une situation sanitaire structurelle largement dénoncée par nos organisations, faite de retards d’équipements, de démographie médicale insuffisante, d’inégalités d’accès aux soins, de pathologies spécifiques, de contexte socio-économique et géographique particulier,

- confirment plus que jamais la nécessité d’un «Ségur» outremer aboutissant à un plan pluri annuel révisant les modes de financement de l’hôpital public, ses moyens humains, ses équipements, renforçant la Faculté de Médecine des Antilles et mettant en œuvre des mesures statutaires d’attractivité pour les PH, conformément à la plate-forme de revendication soutenues depuis des mois par APH».

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