Pour 62 % des Français, la reprise des activités sportives est indispensable

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Pour la 10ème année consécutive, la Fédération française d’éducation physique et de gymnastique volontaire (FFEPGV) publie son Baromètre Sport-Santé en collaboration avec l’institut IPSOS. Alors que la pratique sportive est toujours soumise à des restrictions, cette seconde vague du baromètre indique que la population plébiscite une reprise de l’activité. Et les Français imaginent le sport de demain sous un nouveau jour.

Alors que les activités sportives devaient reprendre fin janvier, de nouvelles mesures ont repoussé cette échéance. Pourtant les Français sont unanimes, « 62 % jugent que la reprise des activités physiques et sportives est indispensable pour eux-mêmes », rappelle la fédération. Cette reprise serait prioritaire pour certains publics : les enfants sont à la première place, pour 72 % des personnes interrogées, davant les personnes isolées (58 %) et les télétravailleurs (57 %).

« Une grande majorité de Français (63 %) avoue que l’épidémie de Covid-19 les a convaincus du rôle essentiel de la pratique sportive », explique la FFEPGV. Ce qui concorde avec l’essor des pratiques physiques, avec la crise sanitaire. La proportion de Français faisant du sport s’élève à 81 % selon le baromètre, soit 17 % de plus qu’en 2020. À noter que les durées se sont réduites, la durée moyenne étant de 2,9 heures.

Un renouveau de la pratique sportive

Cette enquête, réalisée, entre le 10 et le 15 décembre 2020, auprès de 2 004 personnes âgées de 16 ans et plus., retranscrit les fortes attentes françaises sur le sport de demain, son rôle et son image :

-  92 % pensent que l’activité sportive doit faire partie intégrante du quotidien et ce à tous les âges de la vie.

-  94 % estiment que les mentalités sportives doivent évoluer. Le sport ne doit plus être vu comme une corvée, ou quelque chose de désagréable.

-  Pour 89 % des interrogés, « la pratique d’une activité sportive est indispensable pour le bien-être psychologique et physique pour les personnes très âgées ».

-  88 % souhaitent que les entreprises s’impliquent plus dans le bien-être de leurs salariés, par des actions de sensibilisation ou en proposant des offres d’activités.

La jeunesse reste une priorité pour l’avenir de la pratique sportive. « Plus de 8 Français sur 10 estiment que l’activité sportive doit être inculquée dès le plus jeune âge, en prenant une place plus importante dans la journée des écoliers ».

Un impact plus important chez les femmes

La crise sanitaire creuserait également les inégalités femmes-hommes. « Les femmes déclarent pratiquer 2h30 de sport par semaine, soit 30 minutes de moins que l'année dernière (en 2019 : 3h01) et 48 minutes de moins que les hommes (en 2020 : 3h18) ». Une autre étude de la FFEPGV prouve que cet impact serait plus important sur la gent féminine et aurait une influence multiple :

-  Le bien-être physique : 62 % des femmes ont ressenti un effet positif contre 55 % des hommes.

-  Le bien-être psychologique : 59 % des femmes se sentent mieux contre 42 % des hommes.

-  44 % des répondantes ont ressenti une influence sur leurs relations et sociales.

-  L'état de forme, en général : les femmes sont impactées à hauteur de 57 % et 47 % pour les hommes.

En réduisant les opportunités des pratiques sportives, les restrictions sanitaires ont  mis en exergue l'importance de cette activité. « 65 % des Françaises considèrent que dans une optique de fin de l'épidémie en 2021, une reprise des activités physiques et sportives leur est indispensable ».

L'avenir du sport

Selon Patricia Morel, présidente de la FFEPGV, la reprise de septembre avait permis de retrouver une forme de lien social. « Lors des nouvelles annonces limitant l’accès à la pratique sportive, nous avons tout de suite noté la difficulté à rester motivé », explique-t-elle. Mais la crise sanitaire semble avoir provoqué une prise de conscience de la population. Selon la présidente, « les Français ont des attentes fortes sur le rôle du sport de demain. Tous les secteurs doivent se réinventer et cette crise n’a été qu’un accélérateur de changements plus profonds qui étaient nécessaires. Nous avons donc un challenge à relever pour réinventer le sport de demain ! »

La FFEGPV
Issue d’un mouvement sportif créé en 1888 pour améliorer la santé publique par la démocratisation de la pratique sportive, la FFEPGV voit le jour en 1971, avec la réunion de plusieurs structures fédérales sportives. La Fédération a pour vocation d’organiser des activités physiques et sportives, orientées vers les loisirs et le bien-être. Elle est reconnue d’utilité publique depuis 1976, et compte près d’un demi-million de licenciés et pratiquants à travers 5 600 clubs. Les cours sont délivrés dans chaque club par des animateurs sportifs formés et diplômés par la Fédération.

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