Réforme de notre système de santé, les propositions des jeunes et des futurs médecins

Les jeunes et les futurs médecins encouragent l'interprofessionnalité @pixabay

Face aux problématiques d’accès aux soins, les jeunes et futurs médecins ont décidé d'élaborer des propositions communes. L’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), l’Intersyndicale nationale autonome représentative des Internes de médecine générale (ISNAR-MG), l’Intersyndicale nationale des internes (ISNI) et le Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants (ReAGJIR) proposent des solutions en matière de formation, d’installation et d’amélioration de l’organisation de l’offre de soins.

En matière de formation, les quatre organisations - l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), l’Intersyndicale nationale autonome représentative des internes de médecine générale (ISNAR-MG), l’Intersyndicale nationale des internes (ISNI) et le Regroupement autonome des généralistes jeunes installés et remplaçants (ReAGJIR) - proposent de supprimer la première année commune aux études de santé (PACES) dans son format actuel afin notamment de "multiplier les voies d’accès aux études de médecine, d'atténuer la sélection sur critères sociaux" ou encore "de faire la promotion du travail en interprofessionnalité de façon précoce". Les jeunes et les futurs médecins se montrent par ailleurs très attachés au fait que l'augmentation du nombre de médecins formés s'accompagne "de capacités de formations suffisantes et de moyens aux universités en conséquence". La découverte des territoires et des modes d’exercices passe aussi selon eux par une diversification des stages, par exemple en ambulatoire et dans les centres hospitaliers de l’ensemble du territoire, "le tout dès le début des études et jusqu’à la fin de l’internat". Ce qui implique d’augmenter considérablement le nombre de maîtres de stage des universités (MSU) afin d’accroître l’offre en ville et ce, dans l’ensemble des spécialités. 
Les quatre organisations plaident également pour le développement des hébergements territoriaux des étudiants en santé (HTES) et le droit à une indemnité forfaitaire d’hébergement de 200 € mise en place pour les internes. Plusieurs propositions sont également formulées s'agissant des politiques territoriales incitatives. Les jeunes et futurs professionnels rappellent sur ce point que les aides financières ne sont pas le premier facteur d'attractivité, d'où l'appel à développer des aides à l’installation de manière globale centrées sur l’accompagnement des projets des professionnels. 

Pour une simplification des démarches administratives 

Les quatre organismes demandent par ailleurs la création d’un guichet unique permettant d'accomplir les différentes démarches et de rencontrer un interlocuteur unique dédié à l’accompagnement à l’installation. 
L’interprofessionnalité est également au coeur de leur démarche "afin de renforcer la collaboration entre personnel médical et paramédical" autour du patient. Il devient donc urgent "de trouver des moyens pour rémunérer les professionnels agissant dans ces parcours coordonnés" mais aussi d’encourager la mise en place des pratiques avancées pour tous les professionnels paramédicaux. Parmi les autres évolutions, les jeunes et futurs médecins rappellent leur attachement à la mise en place des équipes de soins primaires (ESP), des maisons de santé pluriprofessionnelle (MSP), des pôles de santé (MSP multi-sites) ou des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) qui favorisent le travail en interprofessionnalité à l’échelle territoriale. 

Plus dinformations sur ces propositions :
- Proposition des futurs généralistes pour un meilleur accès aux soins 
- Le livre blanc de l’InterSyndicale Nationale des Internes (ISNI) 
- Propositions des étudiants en médecines (ANEMF) pour améliorer l’accès aux soins
- Repenser le début d’exercice des médecins généraliste (ReAGJIR)

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