Pour la FHF, tous les professionnels de la FPH doivent bénéficier des revalorisations salariales

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Alors que les premières revalorisations salariales obtenues dans le cadre du Ségur de la santé vont apparaître sur les fiches de paie d’octobre pour les professionnels exerçant au sein des hôpitaux et des EHPAD publics, la Fédération hospitalière de France (FHF) renouvelle son appel auprès des pouvoirs publics afin que la hausse des rémunérations soit étendue aux 40 000 agents publics, fonctionnaires et contractuels exerçant en SSIAD et auprès despersonnes en situation de handicap.

"Les accords conclus à l’issue des négociations du Ségur constituent une avancée majeure pour l’ensemble des professionnels de la fonction publique hospitalière", reconnait la FHF. Et pourtant le compte n'y est pas car la mesure des accords de Ségur revalorisant de 183 euros le salaire mensuel des professionnels exerçant au sein des EHPAD et des établissements de santé, dont le décret du 19 septembre précise l'application, n’intègre pas les agents des SSIAD, ni ceux du secteur du handicap "méconnaissant ainsi le fonctionnement des établissements".

Incompréhension

En effet, comme l'explique la Fédération, de nombreux établissements publics, hôpitaux ou EHPAD, emploient à la fois des professionnels éligibles à cette revalorisation, mais comptent aussi en leur sein des SSIAD et des structures handicap dont les professionnels ne bénéficieraient pas de cette revalorisation. "Cette différence de traitement génère un sentiment d’iniquité et se révèle déjà source de tensions. Les établissements se trouvent donc dans une position délicate de devoir justifier ce traitement différencié alors que les professionnels du domicile et du handicap n’ont pas ménagé leurs efforts ces derniers mois tant dans les structures rattachées que dans les SSIAD ou dans les établissements handicap publics autonomes".
Les conséquences commencent ainsi à se faire ressentir : incompréhension et démotivation des équipes, voire renoncement à exercer dans ces secteurs alors que le déficit d’attractivité est particulièrement sensible dans le champ médico-social. « Cette situation n’est pas tenable ! Il serait regrettable qu’une mesure aussi bénéfique pour la quasitotalité des professionnels de la fonction publique hospitalière se révèle source de tensions et de dissension en fonction du lieu et du mode d’exercice. » indique Frédéric Valletoux, Président de la Fédération hospitalière de France.

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