La crise sanitaire a renforcé les liens entre les ambulanciers et leurs partenaires (SAMU, ARM, ARS)

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La Fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes (FNTAU) a tenu à affirmer le 13 juillet "sa gratitude" à toutes les Agences régionales de santé (ARS), au SAMU, aux assistant.es de régulation médicale (ARM), ainsi qu'aux sociétés de services ambulanciers engagées auprès des patients atteints par le virus, "pour l’immense travail abattu et l’intelligence dont ils ont tous fait preuve afin de s’organiser et de s’adapter ensemble à une situation sanitaire inédite".

« Si la crise a prouvé l’importance de la régulation médicale dans le cadre du dispositif de l’aide médicale urgente, elle a également eu des effets bénéfiques sur nos relations de professionnels à professionnels », déclare Yannick Janeiro, Président de la Fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes (FNTAU) le 13 juillet. Dans le cadre de la crise Covid-19, 80 % des missions générées par les appels passés au SAMU – Centres 15 ont été délégués aux services ambulanciers privés qui ont répondu présents, même si le nombre des prises en soins ont été bien plus nombreuses. "Notre profession est d’ailleurs consciente des efforts qui ont été réalisés par le Gouvernement pour reconnaître notre implication. Tout comme nos pairs, les ambulanciers de la fonction publique, qui eux aussi ont été en première ligne. De leur côté, le SAMU-Centres 15 et leurs directeurs ont su rebondir en renforçant la régulation grâce à un nombre supérieur d’ARM de jour comme de nuit et ils se sont organisés, rappelons-le pour régler et gérer les problèmes liés à la saturation des appels mais aussi, déployer de nouvelles ressources", note la FNTAU. Elle salue par ailleurs le travail des ARS qui "ont parfaitement rempli leur rôle en région en mettant en place des cellules de crise et une communication tripartite qui a permis aux acteurs du dispositif de l’aide médicale urgente de s’adapter très rapidement et de répondre efficacement aux besoins nécessités par cette crise sans précédent. Et ce, malgré des débuts chaotiques dus à la pénurie de masques et au manque de matériels en nombre".

Réorganiser le système de santé de la médecine d’urgence

Par ailleurs, dans la majorité des départements, les sapeurs-pompiers, ont eux aussi participé du dispositif, en bonne entente avec les autres acteurs. « Le rapport négatif dont la presse s’est emparée ne reflète en rien les performances et la réalité de ce qu’ont traversé les services ambulanciers de l’urgence préhospitalière et beaucoup de sapeurs-pompiers en France qui demeurent des effectifs complémentaires », poursuit Yannick Janeiro. Pour le Président de la FNTAU, "la crise Covid-19 a prouvé qu’il est devenu impératif de réorganiser tout le système de santé de la médecine d’urgence pour pouvoir faire face à tout type de situation, de crise, sans que cela ne fragilise le système de santé publique, privée et l’économie de notre pays. Le renforcement des relations entre les ambulancier.es de l’urgence préhospitalière, le SAMU- Centres 15, les ARM et les ARS va dans le sens d’une solidarité et d’une cohésion totale pour une efficacité au service du système de santé qui puisse garantir un accès, une proximité et une égalité de prise en soins pour chaque patient", a-t-il conclu.

A propos de la FNTAU
La Fédération nationale des techniciens ambulanciers urgentistes est l'une des quatre fédérations les plus représentatives des entreprises de services ambulanciers en France. Elle a été créée pour défendre la mission première de la profession : l'urgence préhospitalière (UPH) dans le cadre du dispositif de l'Aide Médicale Urgente (AMU), en réponse aux appels du SAMU-Centres 15. Sa volonté est de garantir aux Français une égalité géographique de l'accès aux soins d’urgence. Aujourd'hui, elle compte 250 adhérents sur tout le territoire français. Ses travaux se portent sur la réforme en cours, dans l'objectif d'une réorganisation de l'UPH en fonction de délais d'intervention par indice de priorités et sur d'autres propositions qui devront permettre des économies budgétaires et des évolutions, comme une nouvelle formation diplômante, la TAU ou l'application de la norme européenne CEN 1789 2007.

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