COVID-19 : Quel vécu de la crise dans les pharmacies françaises? Premiers résultats d'une enquête nationale

L'enquête de Pharmed’Insight a été réalisée du 12 au 17 mars 2020 auprès de 100 pharmaciens d'officine

Pharmed’Insight, expert des enquêtes en officines, livre les résultats d’une première étude menée auprès des titulaires d’officines sur la période du 12 au 17 mars 2020, auprès de 100 pharmaciens. Une deuxième étude est en cours pour continuer à faire entendre la voix des pharmaciens, au plus près du terrain suite aux dispositions mises en place depuis. Premiers enseignements…

«En moyenne, une officine française accueille 150 patients par jour. Aujourd’hui, les officines accueillent avec le même personnel 2 fois plus de patients inquiets, relève Antoine Laurent, CEO de Pharmed’Insight. Nous partageons ces résultats pour participer à faire entendre la voix des pharmaciens.»

Les pharmaciens sont actuellement parmi les professionnels de santé  en première ligne, disponibles pour tous dans le cadre de la crise sanitaire. Cette enquête recueille leur ressenti, leurs points de vue et leurs suggestions pour mieux faire face.

Un matériel de protection très largement manquant

Comme une très large part des professionnels de santé, les officines se montrent particulièrement mobilisées, et ce malgré des mesures jugées insuffisantes face à la crise, malgré l’inquiétude du personnel face aux risques de contamination, et malgré un matériel de protection très largement manquant. 97% ont subi la pénurie de masques mais ils restent 87% à servir au comptoir.

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78% des pharmaciens craignent une possible pénurie de médicaments

78% des pharmaciens font également part de leur inquiétude quant à une possible pénurie de certains médicaments à moyen terme, notamment ceux fabriqués hors d’Europe.

Depuis leurs officines, les pharmaciens observent, pour 48% d’entre eux, le non-respect du confinement et des consignes d’hygiène de la part des clients & patients.

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Manque de collaboration avec les médecins de ville

L’étude met en lumière un manque de collaboration entre médecine de ville et pharmacies, et un accompagnement des groupements à dynamiser, mais a contrario un bon accompagnement des syndicats et de l’Ordre, utile dans le quotidien des pharmaciens.

Manque de reconnaissance du Gouvernement et absence de mesures spécifiques

Enfin, les pharmaciens pointent un manque de reconnaissance de la part du gouvernement des pharmaciens et préparateurs comme profession de santé et déplorent l’absence de mesures et recommandations spécifiques pour les officines.

Pour en savoir plus : découvrez l’intégralité de l’enquête

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