Covid-19 : Les messages forts de la semaine !

Le 24 mars, l’établissement français du sang a remercié les donateurs pour leur générosité. @EFS

Dans un contexte de crise sanitaire sans précédent, la rédaction de Réseau, Hôpital & GHT a choisi de partager les messages forts de la semaine. Messages qui témoignent de la gravité et de l’évolution de l’épidémie, des attentes et aussi des espoirs.

Le début de semaine a été marqué par le décès de cinq médecins : Jean-Marc Razafindranazy, 67 ans, médecin urgentiste à Compiègne, Jean-Marie Boegle, 66 ans, gynécologue-obstétricien à Mulhouse, Sylvain Welling, 60 ans, généraliste à Saint-Avold, Mahen Ramloll, 70 ans, généraliste à Colmar et Olivier-Jacques Schneller, 68 ans, généraliste à Trévenans (Territoire-de-Belfort).
Le 24 mars, le ministre de la Santé Olivier Véran déclare : "La grande famille des médecins est endeuillée. Nos soignants paient un lourd tribut pour sauver des vies. Tous les soignants malades seront reconnus au titre des maladies professionnelles, sans exception."
Ce même 24 mars, le Directeur général de la Santé, le Pr Jérôme Salomon annonce qu’"un dispositif national grand public de soutien psychologique au bénéfice des personnes qui en auraient besoin est déployé à partir du numéro vert 0 800 130 000."
Ce même jour a également été installé le CARE, comité de douze experts pour analyser les traitements, essais en cours et conseiller le gouvernement dans des délais très courts. Il est présidé par le prix Nobel Françoise Barré-Sinoussi.
« C’est grâce à la science et à la médecine que nous vaincrons le virus. Je réunis aujourd’hui nos meilleurs chercheurs pour progresser sur les diagnostics et les traitements. Notre effort de recherche est totalement mobilisé dans la lutte contre le COVID-19 », a tweeté le Président de la République Emmanuel Macron.
La veille, le 23 mars, après avis du Haut Conseil de Santé Publique, le ministre de la Santé a autorisé le traitement de chloroquine : « Je prends un arrêté encadrant la prescription de #chloroquine, qui sera possible, au cas par cas, pour les malades graves hospitalisés et sur décision collégiale des médecins. La recherche clinique se poursuit. »

Printemps meurtrier dans les Ehpad ?

Dès le 24 mars, l’expansion de la pandémie dans les Ehpad suscite une forte inquiétude.
"On ne sait pas mesurer l’étendue des dégâts dans les maisons de retraite", admet le président de la Fédération Hospitalière de France Frédéric Valletoux le 25 mars. Et d’ajouter : « La situation des maisons de retraite ne doit pas être un angle mort dans l'appréciation au quotidien des dégâts du Covid 19. Sur France Inter, je viens de rappeler l'urgence qu'il y a à lever le voile sur des situations qui vont nous donner une réalité tout autre de cette épidémie ».

Impact économique

L’exécutif tente également d'anticiper l’impact de cette pandémie sur notre économie. A l’issue du conseil des Ministres du 25 mars, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé avoir « adopté 25 ordonnances – un nombre historique – pour protéger nos concitoyens et limiter les graves dommages économiques et sociaux que provoque inévitablement le confinement. »
Ce même jour, le Président Emmanuel Macron était à Mulhouse pour soutenir les soignants et les militaires qui ont déployé un hôpital de campagne. Parmi les phrases à retenir, celle adressée aux soignants : « les heures supplémentaires que vous effectuez vont être majorées et vous aurez une prime exceptionnelle. Après la crise, un plan massif d’investissements et de revalorisation des carrières sera construit pour notre hôpital. Nous vous le devons ».

 

 

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