L'AP-HP en soutien de la semaine nationale de la dénutrition

L'AP-HP en soutien de la semaine nationale de la dénutrition

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L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) participe à la deuxième édition de la semaine nationale de la dénutrition du 12 au 20 novembre, cet événement s'inscrit dans le Programme national nutrition santé 2019-2023.

« La dénutrition résulte d’un apport nutritionnel inférieur aux besoins de l’organisme. Elle est le plus souvent liée à une perte d’appétit en rapport avec une maladie aiguë ou chronique, ou un ensemble de facteurs favorisants (troubles de la mobilité, troubles bucco-dentaires, isolement social…). Quelques maladies entraînent une mauvaise assimilation des aliments. La dénutrition se traduit par une perte de poids, principalement au détriment du muscle, que ce soit chez une personne initialement mince, de poids normal, en situation de surpoids ou d’obésité. La personne perd des forces. Personnes âgées, enfants, adultes peuvent ainsi être concernés par la dénutrition », indique l'AP-HP dans son communiqué.

Différentes actions sont donc proposées durant cette semaine nationale. L'objectif étant de toucher des professionnels, mais aussi les patients et les visiteurs. Des stands sont prévus, mais aussi des webinaires, «ateliers sur l’enrichissement des plats, dégustation de compléments nutritionnels, formation flash dans les services, sets de table avec des messages d’information, pesés, quizz pour tester ses connaissances, repas enrichis, partage sur les réseaux sociaux des recettes enrichies réalisés, audit de pratiques ». L'AP-HP met également à disposition une série de dépliants sur son site.

La malnutrition nationale

En France, 2 millions de personnes seraient concernés par cette condition. Notamment, 400 000 personnes âgées à domicile, soit 10% des plus de 70 ans vivant à domicile. Elle concerne aussi 10% des enfants hospitalisés, 30% des personnes hospitalisés et 40% des malades atteints de cancer. « Il n’y a donc pas d’âge pour être dénutri », précise l'AP-HP.

Cet état apparaît lorsqu'un adulte perd plus de 5% de son poids en un mois, ou 10% en 6 mois. Cela se manifeste aussi par un indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 18.5 chez l'adulte, ou 21 pour les 70 ans et plus. Chez l'enfant, cela se traduit par une stagnation du poids ou de la taille, voir par un amaigrissement.

Les principales conséquences de la dénutrition sont: l'affaiblissement de l'immunité avec une augmentation du risque d'infection, l'affaiblissement physique avec une perte de la force, des difficultés à marcher ainsi que des risques de chutes et de fractures, une baisse de moral et un risque de dépression, l'aggravation de maladies chroniques et de situations de dépendance.

Prévenir la dénutrition

« L'alimentation est la clé de voûte de la lutte contre la dénutrition», alerte l'AP-HP, avançant plusieurs pistes de prévention. A savoir, en premier lieu, en plus d'une prise de repas quotidiens réguliers et équilibrés, il est conseillé de surveiller son poids. Au-delà de 3 kg de perte de poids par rapport au poids habituel, il devient nécessaire de consulter un professionnel. La pratique d'une activité sportive est également conseillée.

Le centre hospitalier évoque aussi l'enrichissement de l'alimentation avec des produits plus énergétiques ou protéinés. Consulter un nutritionniste est aussi conseillé, ainsi que son médecin traitant. Pour l'AP-HP, «la prescription de compléments nutritionnels oraux riches en énergie et en protéines est recommandée en plus des repas enrichis, pour les personnes dénutries ».

Pour en savoir plus : Programme national nutrition santé 2019-2023

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