A l'hôpital, "renforcer l'hygiène de l'invisible"

A l'hôpital, "renforcer l'hygiène de l'invisible"

De nombreuses pathologies sont liées à une mauvaise qualité de l’air @pixabay

La qualité de l’air est un enjeu majeur pour la santé et le bien-être, particulièrement depuis la crise sanitaire et l’augmentation de la durée passée dans les espaces clos. Pierre-Alexandre Deveau, directeur scientifique du groupe JVD, sensibilise les Directions d’établissement à ce sujet et au respect de la norme Afnor B44-200.

Directeur scientifique du groupe français JVD, Pierre-Alexandre Deveau a consacré sa thèse de doctorat aux capteurs de cellules atmosphériques, aux solutions de traitement d’air et à la gestion des contaminations en milieu fermé. La qualité de l’air intérieur le passionne. Il a par exemple exercé dans des centres accueillant des personnes tuberculeuses en Grèce afin de limiter « des contaminations à haut risque. Il est important de comprendre que plus un bâtiment est hermétique, plus il va s’auto-contaminer, d’où l’importance de placer des outils de dépollution au sein de services médicaux sensibles d’une salle d’attente ou d’un cabinet médical par exemple. Nous augmentons ainsi la qualité et sécurité des environnements », explique le chercheur qui n’a pas attendu l’arrivée de la pandémie Covid-19 pour alerter l’ensemble des acteurs sur la nécessaire réduction des contaminations.

« Un enfant sur trois est concerné par une pathologie allergique respiratoire. Et ce sera un sur deux en 2050, poursuit-il. De nombreuses pathologies sont incontestablement liées à une mauvaise qualité de l’air : des maladies respiratoires, mais aussi l’Alzheimer, la sclérose en plaques et certains cancers. Un air pollué passe directement dans le système respiratoire. Nos poumons ne possèdent pas de capacité de filtration, contrairement à l’estomac ou à l’intestin. De nombreux experts se focalisent sur la qualité de notre nourriture mais notre exposition aux produits chimiques est parfois plus forte dans l’air que dans notre assiette, tout simplement parce que nous respirons 15000 litres d’air en moyenne ». Et force est de constater que le monde dans lequel nous vivons, imprégné par la pétrochimie, produit de nombreux composés organiques volatiles et perturbateurs endocriniens qui peuvent être cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques (CMR). « Si les produits chimiques détruisent les micro-organismes, ils peuvent aussi tuer le super édifice de « micro-organismes (cellules) » qu’est le corps humain et provoquer une immunodéficience qui va faciliter le déclenchement de maladies en lien avec l’effondrement de notre système endocrinien et nos défenses, indique Pierre-Alexandre Deveau. Les polluants chimiques traversent les alvéoles pulmonaires et passent dans le sang en ayant un impact sur nos organes de régulations d’où l’augmentation des cas de cancers chez des adultes jeunes par exemple. Changer notre mode de consommation étant complexe et long, j’ai travaillé sur un dispositif ayant pour finalité, non pas d’aseptiser, mais de revenir au niveau originel de pureté de l’air ».

Respect des normes Afnor 

La gamme de purificateur d’air Shield, fruit de plus de quatre ans de recherche et développement, combine ainsi trois procédés définissant la Smart Mineralisation : une ultrafiltration capable de capturer des particules via une filtration haute performance, leur neutralisation et enfin, la minéralisation qui délivre un air pur, ne contenant que les molécules inertes présentes dans l’air d’origine (N2, CO2, H2O et O2) permettant de réduire l’exposition aux polluants et à la charge microbienne. La technologie, évaluée et validée in situ par l’Institut de recherche de l’Institut Montsouris à Paris, combat ainsi tout risque d’exposition aux virus, bactéries et moisissures. Les dispositifs peuvent ainsi respectivement traiter des espaces de 20m2 à 60m2 pour le Shield. Le Shield compact a quant à lui été développé pour accompagner l’utilisateur et le protéger. Ces dispositifs sont ainsi capables d’éliminer 97 % des contaminants, 90 % des polluants, 98% des odeurs et 96% d’allergènes en one pass. Pierre-Alexandre Deveau attire par ailleurs l’attention des professionnels sur la conformité des appareils autonomes qui se doivent de répondre à la norme EN 1822 et surtout à la norme B44-200 (1) qui, « compte tenu de ses exigences en termes de caractérisation des performances des épurateurs permet d’apporter une garantie de bonne gestion des risques de contaminations et de dimensionnement des appareils lors de leur mise en place ».

1- Le document de l’Afnor s'applique aux épurateurs d'air autonomes pour applications tertiaires et résidentielles ainsi qu'aux climatiseurs individuels autonomes présentant une fonction épuration d'air. Il décrit des méthodes d'essais qui permettent d'évaluer les performances intrinsèques des épurateurs d'air (efficacité d'épuration vis-à-vis de polluants, calcul du débit d'air épuré, mesure de la puissance acoustique).

 

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