Les académies de médecine et des sciences pour l'arrêt progressif de l'expérimentation sur les animaux

Les académies de médecine et des sciences pour l'arrêt progressif de l'expérimentation sur les animaux

@pixabay

L'Académie nationale de médecine, l'Académie des sciences, l'Académie nationale de pharmacie et l'Académie vétérinaire de France ont annoncé leur soutien à l'arrêt progressif du recours aux animaux vivants dans la recherche en santé. Mais elles ont toutefois rappelé que la recherche en santé est encore en partie dépendante du recours aux animaux.

« Le 16 septembre 2021, le Parlement européen a adopté une Résolution (2021/2784(RSP)) qui invite la Commission à établir un plan d’action, dans le but de supprimer des procédures impliquant des animaux vivants dans la recherche scientifique, les essais liés à des exigences réglementaires notamment en vue de l’autorisation d’utilisation de produits de santé, ou l‘éducation, tout en accélérant le développement des méthodes et technologies de substitution », indique le communiqué publié ce 29 octobre.

Les académies soutiennent cette décision mais souhaitent la nuancer, rappelant que toute expérimentation, impliquant des animaux, est évaluée par des comités indépendants et réalisés par des professionnels, précisant que ces derniers sont «détenteurs d’une autorisation délivrée, en France, par le Ministère chargé de la recherche».

Un retrait progressif difficile

Ces dernières années, les acteurs de la recherche en biologie-santé ont considérablement réduit le recours aux modèles animaux. Des alternatives ont été l'objet d'évaluation et de recherche et ont permis de développer des solutions de substitution. Certaines sont déjà utilisées dans les laboratoires: modélisation in vitro (cultures de cellules en 2D, 3D et organoïdes), modélisation in silico (simulation par bio-informatique et intelligence artificielle), enseignement sur des modèles éducatifs (mannequins, simulateurs...).

Cependant, ces modèles « ne peuvent récapituler la complexité d’un organisme vivant et ne sont pas en mesure d’intégrer l’ensemble des paramètres biologiques impliqués dans le fonctionnement normal et pathologique des cellules, des organes et de leurs interactions et, in fine, d’un être vivant », observent les académies. De la même manière, la recherche et le développement de nouveaux médicaments ne peuvent se soustraire aux modèles expérimentaux animaux, en particulier pour les études pré-cliniques et toxicologiques.

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