La santé de demain sera numérique !

La santé de demain sera numérique !

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Une commission d'experts du Lancet et du Financial Times publie un rapport sur la gouvernance de la santé des dix prochaines années. Selon eux, l'avenir de la santé doit passer par une plus grande compréhension et un meilleur contrôle des outils digitaux.

« Des effets, à courts et longs termes, de la pandémie de Covid-19 aux insécurités sanitaires provoquées par le changement climatique, l'avenir de la santé se déroule dans une période marquée par les accélérations économiques, sociétales, technologiques et environnementales. Les transformations numériques que nous définissons comme un processus multifacettes d'intégration technologique dans tous les domaines de la vie, y compris la santé, sont essentielles pour comprendre et façonner un large nombre de ces dynamiques perturbatrices», indique le comité d'experts dans l'introduction de son rapport.

Les spécialistes estiment aussi que pour atteindre ce but, les gouvernements doivent encourager la confiance publique envers les technologies digitales. Cela doit passer par des règles communes de gouvernance numérique avec des valeurs socles tels que l'équité, l'inclusion ou encore les droits humains. D'après le rapport, environ deux milliards de personnes, de moins de 25 ans, ne bénéficient pas d'une connexion internet. On constate également un fossé discriminatoire, puisque dans deux pays sur trois, les hommes ont plus souvent une connexion que les femmes.

L'information de santé et le digital

Pour la Pr Ilona Kickbusch, chercheuse au Centre de santé globale suisse, qui a participé à cette enquête : «il y a beaucoup d'excitation autour de la technologie, mais peu d'intérêt porté sur la question de la gouvernance de ces nouvelles technologies par la société. Par exemple : comment protège-t-on les données tout en s'assurant de leur bon usage dans l'intérêt de la santé publique ?».

L'un des enjeux principaux est de modifier «la manière dont nous extrayons les données, principalement motivées par des raisons financières», estiment les auteurs du rapport. Des dispositifs qui conduisent à des dérives, notamment sur les réseaux sociaux, et touchent les jeunes générations. La nouvelle réglementation digitale doit donc inclure des protections contre les discriminations sexuelles ou raciales véhiculées sur le net. Cette dynamique doit s'allier à une campagne d'éducation et de sensibilisation des populations.

Pour en savoir plus : Rapport de la commission du Lancet et du Financial Times

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