Terminologies de Santé, faciliter l’interopérabilité

Terminologies de Santé, faciliter l’interopérabilité

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Comment s'appropier les ressources émantiques en santé, pour proposer des outils et des services mieux ciblés. Telle était la question au coeur du débat lors de la dernière Journée Nationale des Industriels, suivie en ligne par plus de 400 industriels, fédérations et institutionnels. L'occasion de présenter le webinaire Terminologies de Santé et d'aborder le sujet de l'interopérabilité.

Suite au discours d'ouverture de la Directrice de l'Agence numérique en santé (ANS), Annie Prévot, l'intervention de la Délégation ministérielle au Numérique en santé (DNS) a permis de préciser la mise en perspective des dix-huit derniers mois de la feuille de route (cadre juridique de la e-santé, interopérabilité, MSSanté, numérique dans le secteur médico-social et ROR… ), le volet numérique des priorités du Ségur et enfin l'opposabilité des référentiels. L'après-midi a été consacrée à une série de webinaires d’aide à la mise en œuvre des services inscrits dans la feuille route, animés par les équipes de l'ANS, du GIE Sesam Vitale et la Cnam, dont le webinaire Terminologies de Santé, co-animé par Thierry Dart et Yann Briand (ANS)

Ce webinaire fut l’occasion de présenter le Centre de Gestion des Terminologies de Santé (CGTS) qui poursuit trois missions principales:  «publier les différentes ressources sémantiques (terminologies, jeux de valeurs, alignements) utilisées par les professionnels de santé afin de structurer les données lors de la production des soins, selon différents formats utilisés par les industriels pour les intégrer dans les logiciels de professionnels de santé ; organiser la collaboration avec les Unités de production (UP) de ces ressources sémantiques, qui en conservent la propriété et la responsabilité de leur maintenance et proposer des services d’accompagnements aux utilisateurs de ces ressources sémantiques, notamment les industriels, en partenariat avec les UP, afin d’optimiser leur utilisation dans les LPS.»

Comme l’indique l’ANS, ce centre répond donc «à des besoins en informations médicales structurées et codées» et «a pour but de rationaliser l’usage des terminologies de santé en France». Grâce à un guichet unique et des services d’accompagnement pour les utilisateurs, il permet d’améliorer la compétitivité des industriels français du secteur des systèmes d’information de santé et de réduire les risques d’intégrer des terminologies de manière isolée et non uniformisée.

Réussir l'interopérabilité

Yann Briand est ainsi revenu sur les multiples ressources sémantiques du secteur santé social qui regroupent un ensemble de concepts organisés de manière plus ou moins complexe et définis par un ensemble de termes. «Ce corpus sémantique est aujourd’hui dispersé avec une qualité inégale, a-t-il souligné. Or, pour avoir une bonne base d’interopérabilité, nous avons besoin d’un socle sémantique avec une convergence de données disparates».
En outre, dans les champs sanitaire, social et médico-social, nombres de terminologies sont anglo-saxonnes nécessitant d'dêtre traduites pour pouvoir être utilisées en France.
Yann Briand a également rappelé que les ressources sémantiques sont multiples: dictionnaire «glossaire», thésaurus permettant de rechercher et d’indexer des termes, terminologie accompagnée d’un réseau sémantique de concepts reliés entre eux par des liens hiérarchiques ou encore ontologie.
Les quatre cas d’usage, associés à des critères de qualité différents, ont également été rappelés: l’interface utilisateur avec encodage manuel ; l’interopérabilité entre systèmes d’information ; la recherche de termes et d’informations et enfin, la classification et le raisonnement automatique. «En fonction des cas d’usage, nous n’avons pas besoin de la même qualité», a-t-il notamment souligné avant de préciser les conditions de l’interopérabilité: «disposer de normes stables, génériques et réutilisables dans plusieurs cas d’usage».

 

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