La recherche et la formation médicales en débat à la tête des instances hospitalo-universitaires

Présidents des conférences des doyens de médecine, pharmacie, odontologie, des présidents de CME et DG de CHU, réunis à l'occasion de "5èmes Etats généraux de la recherche et de la formation médicales", les 6 et 7 février 2020 à Caen

Doyens de médecine, de pharmacie, d'odontologie, présidents de commissions médicales d'établissement, praticiens hopitaliers et étudiants étaient nombreux au rendez-vous de ces 5èmes Etats généraux de la formation et de la recherche médicales, les 6 et 7 février, à Caen. Echos et florilège des principales interventions...

"Conviction, courage, créativité " tels sont selon le Pr Jean Sibilia les leviers qui permettront de créer et de porter haut la médecine de 2030. Le président sortant de la Conférence des doyens de médecine a ainsi posé sa vision en introduction de ces 5èmes Etats généraux avant de passer le relais à son successeur le Pr Patrice Diot, doyen de la faculté de médecine de Tours. Lequel a enchéri d'emblée sur les priorités se son mandat. A savoir, au-delà de la mise en oeuvre de la réforme des études médicales, les grands enjeux de la recherche, de l'attractivité des métiers, de la formation continue et de la place de la médecine française à l'international. Le nouveau président des doyens invite ainsi à "Former les médecins de demain pour offrir aux patients le meilleur parcours de soin possible"


"La médecine évolue et avec elle la façon de la pratiquer et de l'enseigner", a souligné quant à elle Catherine Geindre, présidente de la conférence des directeurs généraux de CHU. On ne peut pas avancer sans mieux connaître les attentes de ceux qui demain seront les nouveaux professionnels de santé".

"Nous vivons un moment historique avec cette conjonction de la réforme de la formation en santé et de celle de l'organisation des soins", estime pour sa part le Pr Jean-René Pruvot, président de la conférence des présidents de Comissions médicales d'établissement (CME) de CHU.  Le temps est venu, selon lui, de porter la recherche et l'université hors des murs et il appelle les instances à donner "plus de moyens pour faire disparaître les murs". Alors que la réforme des études de médecine prends ses marques et que se poursuit le déploiement de "Ma Santé 2022", le Pr Pruvot souligne l'ampleur de "cette transformation systémique de la totalité du champ Santé, dans le cadre de la révolution territoriale engagée avec l'instauration des GHT". Il rappelle aussi l'importance de "prendre soins de nos étudiants tant pour la qualité de leur apprentissage que face aux risques psycho-sociaux" et de conclure sur la nécessité de "garder les valeurs éternelles dans le soin" pour, reprenant les mots de Camus, "empêcher que le monde se défasse"


Pour le Dr Thierry Godeau, président de la Conférence nationale des présidents de CME de centres hospitaliers: "Nous sommes passés d'une médecine de maladie aiguë à une médecine de maladie chronique, nous devons maintenant passer d'un exercice individualisé à un exercice collégial de la médecine. Et cela doit être pris en compte dans la formation et dans l'encadrement des futurs médecins. Les modalités de stage à l'hôpital doivent changer pour correspondre à l'exercice d'aujourd'hui et prendre en compte pour cela la gestion du parcours patient".

Le Pr Bernard Muller, président de la Conférence des doyens des facultés de pharmacie est revenu, quant à lui, sur la réforme du 3e cycle des études et des nouvelles missions attribuées aux pharmaciens dans le cadre de "Ma Santé 2022". 

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