Violences en milieu de santé : les chiffres 2018

Selon le rapport 2019 de l’observatoire national des violences en milieu de santé, 23 360 cas de violence ont été signalés en 2018. Parmi les victimes d’atteintes aux personnes, les personnels représentent 82%. Et c’est en psychiatrie, aux urgences et en EHPAD que les violences sont les plus signalées.

Les trois services et unités qui ont déclaré le plus de violences en milieu de santé sont : la psychiatrie (18%) avec 3 931 signalements d’atteintes aux personnes et 874 atteintes aux biens ; les urgences (16%) avec 3 450 signalements d’atteintes aux personnes et 513 atteintes aux biens ; et les unités de soins de longue durée (USLD)/EHPAD (11%) avec 2 510 signalements d’atteintes aux personnes et 253 atteintes aux biens.
La gravité de ces violences mérite également d'être relevée : "sur une échelle de gravité de 1 à 4, les violences physiques (niveau 3) et menaces avec arme représentent 49%, les insultes et injures (niveau1) 32%, les menaces d’atteinte à l’intégrité physique (niveau 2) 17% et les violences avec arme (niveau 4) 2%".

violence

 En 2018, 21 944 auteurs de violences aux personnes ont été recensés : patients (71%) ; accompagnateurs et visiteurs (19%), autres (7%), personnels de santé (3%).

Quant aux motifs de cette violence, l'Observatoire national des violences en milieu de santé relève qu'elle est très majoritairement consécutive à un reproche relatif à la prise en charge du patient (59,1%). "Le temps d’attente arrive en deuxième position mais de façon bien moindre (13,3%), devant l’alcoolisation (11,6%), les règlements de comptes dont des conflits familiaux (6,5%), les drogues (3,3%), les refus de prescriptions (3,1%), les diagnostics non acceptés (1,9%), les suicides et tentatives (1,2%). On note également des violences pour prise de photos ou de films, atteinte au principe de laïcité, etc."

Retenons enfin que 2 066 plaintes et 260 mains-courantes ont été recensés, dont 508 plaintes et 48 mainscourantes déposées par les établissements eux-mêmes. Le rapport de l'Observatoire reproduit pour la deuxième année consécutive une vingtaine de décisions de justice pour montrer tout l’intérêt aux professionnels de déposer plainte pour être restaurés dans leurs droits et leur dignité". 

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