Enquête exclusive de France Assos Santé sur la pénurie de vaccins et de médicaments

Les résultats complets de l'enquête sont disponibles sur le site www.france-assos-sante.org

France Assos Santé a publié le 17 janvier les résultats d’une enquête exclusive réalisée par l’institut BVA auprès d’un échantillon de 955 personnes représentatif de la population française. Les résultats confirment les difficultés d’accès à certains vaccins et médicaments.

Un Français sur quatre a déjà été confronté à une pénurie de médicaments (25%), y compris à l'hôpital pour 3% d'entre eux. C'est ce que révèlent les résultats de l'enquête publiée en janvier 2019 par France Assos Santé. Et le taux monte à 31 % pour les personnes atteintes par une affection longue durée (4% à l'hôpital). « Au-delà du risque évident pour la santé individuelle des personnes, ces pénuries de vaccins constituent une menace potentielle pour la santé publique », souligne Alain-Michel Ceretti, président de France Assos Santé.
Dans plus d’un cas sur trois (36%), ces ruptures d’approvisionnement concernent des vaccins. Viennent ensuite les médicaments contre l’hypertension (13%), les traitements contre des maladies neurologiques (7%), les anti-infectieux et les médicaments dérivés du sang (4%) et enfin, les anticancéreux (2%).

Des conséquences graves

45% des personnes confrontées à ces pénuries ont été contraintes de reporter leur traitement, de le modifier, voire d’y renoncer. Une situation jugée anxiogène par 21% des répondants (41% pour les personnes en ALD) et qui génère des conséquences potentiellement graves : augmentation des symptômes (14%), hospitalisation (4%), erreurs dans la prise de médicaments de substitution (4%) ou encore arrêt de travail (2%).
56% des Français attribuent la raison de la pénurie aux industriels du médicament, qui privilégieraient la production de certains médicaments ou vaccins au détriment d’autres. Les pouvoirs publics (13%) et les grossistes répartiteurs (14%) sont également cités. Pour France Assos Santé, "les industriels sont en effet très largement responsables de ces pénuries, principalement dues à des stratégies financières contestables, à un désengagement de certains médicaments et à une concentration des sites de productions. Des mesures correctrices sont annoncées de longue date (stocks de sécurité, sites back-up, recherche de fournisseurs alternatifs) mais aucune n’a réellement été mise en œuvre avec succès."

« Nous demandons aux pouvoirs publics et aux autorités de régulation de faire leur travail, et qu’enfin les politiques publiques soient harmonisées à l’échelle européenne. Nous demandons également une information claire et transparente sur les causes de ces ruptures, les plans de gestion des pénuries (PGP) mis en place, ainsi que sur les sanctions imposées en cas de manquement aux obligations de notification et de mise en œuvre de ces plans. », conclut Alain Michel Ceretti.

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