Quelles performances pour le programme de dépistage organisé du cancer du sein en France ?

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Taux de participation par département, nombre de cancers détectés, nombre de faux positifs, valeur prédictive…, Santé publique France publie le 14 février les résultats de l’évaluation du programme de dépistage organisé du cancer du sein sur la période 2004-2014.

Avec près de 59 000 nouveaux diagnostics estimés pour l’année 2017, le cancer du sein est le cancer féminin le plus fréquent et il constitue également la première cause de mortalité par cancer chez les femmes avec environ 12 000 décès par an. Le nombre de nouveaux cas a beaucoup augmenté entre 1980 et 2000 (+2,7 % par an en moyenne), puis a diminué entre 2005 et 2012 (-1,5 % par an). Par ailleurs, la mortalité est caractérisée par une baisse régulière depuis 2005 (-1,5 % par an).La survie nette standardisée à 5 ans est de 87 % pour les cancers diagnostiqués entre 2005 et 2010.

Un programme national de dépistage aux résultats contrastés

Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein (PNDOCS), mis en place en 2004, consiste à inviter les femmes de 50 à 74 ans à effectuer une mammographie tous les 2 ans. Les clichés sont analysés sur place par un premier radiologue, tous les clichés normaux étant ensuite réexaminés par un deuxième radiologue expérimenté. Ce programme est organisé au niveau national par la Direction générale de la santé (DGS), en collaboration avec l’Assurance maladie et l’Institut national du cancer (INCa), au niveau régional par les agences régionales de santé (ARS) et au niveau départemental par des structures de gestion de dépistage. Santé publique France est chargée de constituer la base de données nationale du PNDOCS, de calculer les indicateurs nationaux et infra-nationaux afin d’en produire l’évaluation épidémiologique.

L’étude que publie l'agence de santé publique met en lumière des résultats constrastés : le taux de participation a commencé à diminuer en 2012 pour atteindre 50,1 % en 2016. Un pourcentage qui cache de fortes disparités départementales et régionales : sur les périodes 2006-2007 et 2015-2016, par département, le sud-est de la France et l’Île-de-France rassemblent les taux de participation les plus faibles tandis qu’on observe les taux les plus élevés dans l’ouest et le centre.

7 cancers détectés pour 1 000 femmes dépistées

Les dépistages positifs ont diminué de 13,5 % en 2004 à 8,7 % en 2014. Le taux de cancers détectés est stable : 7 pour 1 000 femmes dépistées. En 2014, ces cancers détectés se répartissent entre 1,0 cancer canalaire in-situ, 1,9 cancer invasif de petite taille et 3,9 cancers invasifs sans envahissement ganglionnaire. 


POUR EN SAVOIR PLUS
Quintin C, Rogel A. Évaluation du programme de dépistage organisé du cancer du sein : résultats et évolution des indicateurs de performance depuis 2004 en France métropolitaine. Saint-Maurice : Santé publique France, 2019. 48 p.

 

 

 

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