Nouvelles technologies La perception des patients, des médecins, des directeurs d’hôpital

Pour 54% des directeurs d’hôpitaux, le « développement de la technologie et du numérique en santé » renforcera « la qualité de la relation entre le patient et la personne qui le soigne » @CCO Creative Commons

Les résultats du Baromètre « Les nouveaux usages en santé » présentés le 26 mars par Gaël Sliman, Président d’Odoxa (1), font apparaître des attentes fortes quant au développement du numérique.

Les Français restent extraordinairement attachés à leurs services publics et placent la France en tête des pays qui proposent les meilleurs soins hospitaliers : avec près de 60% de citations, la France est trois fois plus citée que le 2ème (le Canada) parmi les 6 grands pays de l’OCDE testés dans le sondage (2). Un sentiment largement partagé par les médecins (68%) et les directeurs d’hôpitaux (66%) qui placent eux-aussi la France en tête des 6 grands pays testés. « Il faut toutefois être attentif à la dégradation de certains indicateurs, notamment le déroulement du parcours de soin : en mai 2015 : 69% des Français se déclaraient satisfaits du parcours de soin entre leur médecin et l’hôpital ; un pourcentage qui est tombé à 49% », souligne Gaël Sliman, Président d’Odoxa.

Une évolution qui pourrait être contrebalancée par le développement du numérique dans les établissements : la satisfaction est par exemple supérieure de 25 points chez les patients estimant que leur hôpital est en avance en matière de nouvelles technologies (86%)  par rapport à ceux qui jugent que leur hôpital est en retard sur ce plan (61%). Quant aux directeurs d’hôpitaux, 84% d’entre eux pensent que le développement du digital dans la santé améliorera la qualité des soins en France. Les médecins sont aussi largement convaincus de l’impact positif des nouvelles technologies : 66% d’entre eux estimant que leur développement renforcera leurs compétences et leur qualification et 76% jugeant qu’il leur permettra de prendre des décisions thérapeutiques plus sereines et plus éclairées … bref de mieux soigner. 

« On sous-investit dans le digital en France. Il faut une mobilisation générale pour un meilleur service aux patients, une meilleure qualité des soins et une optimisation des parcours  Dans les pays où les nouvelles technologies sont largement déployées comme en Europe du Nord, on relève une grande satisfaction des professionnels et des patients après, il est vrai, une phase d’appropriation » a commenté Élie Lobel, Directeur général d’Orange Healthcare.

Autre enseignement, « plus des trois-quarts des Français, comme des médecins et des directeurs d’hôpitaux pensent que la santé connectée (c’est-à-dire le fait de proposer des objets ou des services numériques permettant l’échange et le partage d’informations entre le patient et les personnels soignants) est à la fois une opportunité pour améliorer la prévention – 77% des Français, 84% des médecins et 87% des directeurs d’hôpitaux le pensent – mais aussi, plus globalement, une opportunité pour la qualité des soins : cette opinion est partagée par 71% des Français, 76% des médecins et 80% des directeurs d’hôpitaux. »

La question du temps consacré au colloque singulier reste toutefois plus clivante : seuls 54% des directeurs d’hôpitaux estiment que le « développement de la technologie et du numérique en santé » renforcera « la qualité de la relation entre le patient et la personne qui le soigne » ; 42% des directeurs d’hôpitaux estimant au contraire que ce développement technologique « détériorera » la relation entre eux.

« Le temps de la relation médecin-patient ne doit pas devenir le temps de la machine. Nous devons repenser l’usage des nouvelles technologies dans une logique de parcours », a plaidé le Dr Philippe Denormandie, Directeur santé de MNH Group.

Données de santé. Le baromètre a également abordé le thème du partage des données de santé, lequel suscite des réactions plutôt positives de la part des Français : 76% d’entre eux estiment que « les données de santé des citoyens et patients (par exemple, âge, poids, taille, nombre de pas, résultats d’analyses de sang, taux de cholestérol, etc.) peuvent permettre de faire avancer la recherche médicale et d’améliorer la santé de tous » et presque autant (71%) seraient favorables à ce que leurs propres « données de santé soient utilisées par des professionnels de santé qui pourraient prendre contact avec eux pour discuter de leur traitement après les avoir étudiées. »

1 - en partenariat avec la Chaire Santé de Sciences-Po Paris, MNH Groupe, Orange Healthcare, l’Asip santé, Le Figaro Santé et France Inter ;

2 – France, Allemagne, Grande Bretagne, Espagne, Italie, Canada.

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