Spécial Recherche : au GHT de l'Artois, le nombre d'inclusions de patients dans les études a été multiplié par 2,5 en 3 ans

L'équipe de recherche du CH de Lens (de gauche à droite) : Anne Dewatine (ARC), Mélanie Verlay (chef de projet), Stéphanie Beaussart (ARC), Didier Thevenin (référent médical du COPIL), Christelle Delattaignant (ARC), Hervé Declercq (ARC), Sarah Tollot (responsable de l'unité de recherche clinique), Lucile Delecolle (ARC)

59 études cliniques sont actuellement en cours au sein du GHT de l’Artois, et 19 sont prêtes à être lancées. Une activité en nette progression ces dernières années en investigation et qui s’étend aujourd’hui à la promotion. Explications de ces avancées avec Sarah TOLLOT, responsable de l’unité de recherche clinique du GHT de l’Artois, Mélanie Verlay, chef de projet et le Dr Thevenin, référent médical.

ch béthune beuvry ok

L'équipe de recherche du CH de Béthune Beuvry (de gauche à droite) :
Sarah Tollot (responsable de l'unité de recherche clinique),
Dr Christophe Vinsonneau (référent médical du Comité scientifique),
Sabine Janowski (ARC)

Quels intérêts le GHT de l’Artois trouve-t-il à développer ses activités de recherche?

Notre implication dans la recherche clinique offre tout d’abord l’opportunité aux patients de notre territoire d’accéder aux dernières innovations médicales et, de fait, à une meilleure qualité de soin. C’est aussi sans conteste un facteur d’attractivité pour les médecins. Et s’ajoutent à cela des enjeux financiers intéressants pour les établissements.
Cependant, notre champ d’action reste encore limité du fait du manque de temps médical dédié à la recherche, du manque de personnel médical dans certains services et du non-retour sur investissement dans les établissements déficitaires. Il subsiste en outre des difficultés d’intégration de la recherche dans le soin.

A quels types de projets participez-vous?

Les services les plus impliqués dans la recherche à l'heure actuelle sont les services de réanimation des CH de Lens et Béthune et le service d'hématologie du CH de Lens. D'autres services ont également une activité de recherche, certes plus modérée, mais bien présente, notamment les services d'oncologie, de gastro-entérologie, endocrinologie, neurologie et cardiologie.

Pour le moment, le GHT participe principalement à des études institutionnelles et académiques, bien que la recherche industrielle soit également présente, principalement en hématologie. Celle-ci est en développement en réanimation. La première étude industrielle pour la réanimation polyvalente au CH de Béthune a ainsi été mise en place début décembre 2019.

A combien d’études cliniques contribuez-vous actuellement?

En ce qui concerne l'investigation, sur l'ensemble du GHT, il y a actuellement 59 études en cours et 19 études dont l'ouverture est programmée dans les semaines à venir. Au CH de Lens, 39 études sont en cours et 12 à venir, au CH de Béthune, 20 sont en cours et 7 à venir.

Pour ce qui est de la promotion, au CH de Lens, une étude de type RIPH3 viens de se terminer et 2 autres sont en cours (une RIPH2 et une RIPH3).

Cette activité est-elle en progression?

Oui, notre activité de recherche est en nette progression et à ce jour 31 des études cliniques menées au sein du GHT de l’Artois ont donné lieu à des publications scientifiques.
Pour ce qui est de l'investigation, le nombre d'inclusions a été multiplié par 2.5 sur les 3 dernières années (84 inclusions sur le GHT en 2016 contre 210 inclusions en 2018. Le nombre d’études est lui aussi en progression, avec l’ouverture de nouvelles études dans de nouveaux domaines.

En ce qui concerne la promotion, c'est une activité très récente au sein de l'établissement, puisqu'elle n'a réellement débuté qu'en 2018 suite au recrutement d’un chef de projets.

De quels moyens disposez-vous aujourd’hui pour mener à bien vos projets?

L’unité de recherche clinique (URC) du GHT de l’Artois est commune aux CH de Lens, CH de Béthune, CH La Bassée, CH Hénin-Beaumont. Au niveau administratif, nous comptons une directrice des affaires médicales et de la recherche clinique et un responsable de l'unité de recherche clinique qui se partage principalement entre les CH de Lens et Béthune). Nous disposons également de techniciens d’études cliniques (TEC) à raison de 5.4 ETP dédiés aux activités d'investigation et d’un ETP chef de projet dédié à la promotion.
Aux responsables administratifs s'ajoutent, du reste, 2 responsables médicaux qui gèrent principalement le COPIL de l’unité de recherche clinique et le Comité scientifique au niveau du GHT.
Pour ce qui est du financement, il repose à l'heure actuelle principalement sur les surcoûts, les contreparties financières et les dotations MERRI. Nous avons obtenu de réponses à des AAP jusqu’à présent.

Les formations des équipes médicales et soignantes sont-elles favorisées dans ce domaine au sein du GHT?

Oui, les équipes médicales sont formées à la recherche, notamment via les BPC (bonnes pratiques cliniques) par exemple. L’unité de recherche clinique intervient dans ce sens lors des réunions d’accueil des internes. Nous exigeons par ailleurs l’obtention d’une licence AREC (assistant de recherche épidémiologique et clinique) pour nos techniciens d’études cliniques (TEC). Les équipes soignantes sont également sensibilisées à la recherche clinique ainsi qu’à la recherche en soins, un domaine actuellement en cours de structuration dans notre établissement.

À lire aussi

L'actu du GHT

Retrouvez toutes nos actualités dans la newsletter

Pour vous abonner à notre newsletter, veuillez svp saisir votre adresse email dans le formulaire ci-dessous et cliquer sur le bouton « Envoyer » :

* Champ obligatoire

Vous pouvez consulter notre politique de confidentialité.

Vous pouvez mettre à jour vos préférences d’abonnement.