Autotests : stratégie des ATAG et recommandations d'usage

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Le Conseil scientifique Covid-19 diffuse un ensemble de recommandations concernant le déploiement massif des autotests antigéniques (ATAG). Ce dispositif modifie significativement les conditions de dépistage des personnes asymptomatiques et pourrait réduire le nombre de contaminations. L'enjeu prioritaire étant de déployer une nouvelle stratégie de dépistage au sein des établissements scolaires.

Ces tests « ont la capacité d’être un levier pour maintenir voire augmenter le niveau de sensibilisation au risque COVID, tout en induisant un mécanisme de responsabilisation individuelle », précise le Conseil scientifique. Les ATAG disposent des mêmes niveaux de performance que les tests rapides, sans nécessité d'opérateur professionnel et ne sont pas a-traumatiques comme les tests naso-pharyngés. Ce dispositif devrait ainsi favoriser le dépistage des personnes asymptomatiques qui représentent 40% des patients infectés.

Deux logiques de déploiement

Le Conseil scientifique défini deux axes de développement et de déploiement des ATAG :

  • Une logique individuelle : « la commercialisation de ces tests va conduire à leur utilisation dans un objectif de "sécurisation" individuelle , avant ou après un évènement qui peut présenter un risque», espère le Conseil.
  • Une logique collective et de santé publique : les ATAG peuvent du reste être utilisés « dans le cadre de dépistages itératifs organisés dans la durée et permettant de sécuriser rapidement certains espaces ou groupes de personnes ». Toutefois, cela suppose une forte adhésion des personnes concernées dans la durée afin qu'un bénéfice réel soit obtenu.

Ces deux logiques vont se développer en parallèle. Selon les experts, elles pourraient même converger si la totalité de la population faisait un autotest hebdomadaire. Mais ils alertent toutefois sur la tendance à remplacer les tests antigéniques et PCR par les ATAG. Ce dispositif doit être utilisé en complément.

La réouverture des écoles

L'un des principaux objectifs des ATAG est d'accompagner la reprise scolaire. Ces tests permettent d'établir un suivi « à la fois renforcé et systématique de la circulation » pouvant freiner la diffusion du virus dans les écoles ainsi que dans les familles des enfants. Ainsi « un rythme de 1 à 2 tests par semaine avec une participation d’au moins 75% des élèves permet d’avoir un impact très significatif sur le risque de diffusion scolaire du virus », est-il détaillé.

En s'appuyant sur les fédérations de parents d'élèves, le comité souhaite un déploiement total des ATAG pour la rentrée scolaire de septembre 2021 « en attendant d'avoir une possibilité de vacciner les enfants d'âge scolaire, si elle est mise en place ». 

Des approches différentes selon le niveau scolaire

La comission scientifique définit deux approches en fonction du niveau scolaire :

  • Collège et lycée : les premières utilisations seront supervisées dans les établissements, la réalisation se fera ensuite à domicile sous le contrôle des parents. « Le développement d’une plateforme numérique sécurisée enregistrant les résultats des tests, ou tout autre mode de communication précisant la réalisation du test et son résultat devra être proposé ».
  • Maternelle et primaire : dans les cas où l'ATAG est possible, ces tests seront déployés à l'aide des parents, à domicile avant l'arrivée à l'école. En alternative, le comité propose que les tests PCR sur prélèvement salivaire soient maintenus.

Les centres de loisirs, les clubs sportifs et colonies de vacances doivent suivre la même logique que celle de l'école. Le déploiment des ATAG devra être « expliqué, approprié et organisé par les gestionnaires de ces lieux », précise le Conseil scientifique.

Seconde priorité d'utilisation : les établissements médico-sociaux

L'une des propositions additionnelles est de déployer les ATAG dans les établissements médico-sociaux, hors EHPAD et établissements mobiles de santé (EMS). Sont concernés les services à la personne, au contact des plus fragiles, et les personnels de la fonction publique ou du privé au contact du public.

Ces différents groupes doivent mettre en place « une auto-surveillance sur le même rythme que les établissements scolaires, soit deux fois par semaine ». Les ATAG offriraient ainsi une opportunité de renforcer le suivi épidémiologique des cas confirmés. Le Conseil scientifique réfléchit également à intégrer le résultat de ces test dans l'application TousAntiCovid.

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