"Nous travaillons dans une réelle relation de confiance avec les médecins de ville, et nous ne pourrions pas imaginer faire autrement", Elisabeth Calmon, directrice du CH de Rambouillet

Elisabeth Calmon, directrice du centre hospitalier de Rambouillet

Situé au sud-ouest de la grande couronne d’Ile de France, à 50 de km de Paris, le centre hospitalier de Rambouillet est un hôpital général de près de 500 lits, au service de la santé des 200 000 habitants de son territoire de proximité. Membre du GHT sud Yvelines, l’établissement vient de rédiger son projet médical. Au sommaire, le développement des coopérations, la valorisation des services référents, les partenariats ville-hôpital. Elisabeth Calmon, directrice du centre hospitalier de Rambouillet, évoque les grandes lignes de cette feuille de route établie pour les cinq prochaines années et le rôle de son établissement au sein du territoire. 

Comment se positionne le Centre hospitalier de Rambouillet ?

Et bien voici quelques chiffres et réalisations qui vous donneront une idée de notre contribution à la santé de la population. Notre maternité, pôle très actif, enregistre plus de 1 500 naissances par an et vient d’ouvrir une salle nature. Nous avons aussi une offre importante de consultations, plus de 80 spécialistes réalisent près de 55 000 consultations par an. Point fort également, l’insuffisance rénale chronique qui fait office de service pilote au niveau du GHT. De même, nous disposons d’un centre de lutte contre la douleur remarquable pour le traitement de la douleur chronique, qui innerve les prises en charge sur tout le périmètre de notre GHT.

Le secteur chirurgical présente des atouts indiscutables: en orthopédie, par exemple, la chirurgie du pied est portée par le seul chirurgien public du Sud Yvelines diplômé d’un DU spécialisé, en vasculaire, le centre hospitalier est pilote dans le traitement endo-veineux thermique des varices et un partenariat a été développé avec l’hôpital Ambroise PARE (AP-HP), une unité péri-opératoire gériatrique apporte une prise en charge spécialisée et adaptée aux personnes âgées venant subir une intervention, en viscéral, l’équipe dispose de l’autorisation d’opérer les patients atteints du cancer du côlon compte tenu de sa compétence reconnue en la matière, les prises en charge ambulatoires progressent régulièrement. Ces soins sont assurés par 1055 professionnels dont 125 médecins

Comme de nombreux établissements nous connaissons des tensions aux urgences. Leur fréquentation progresse régulièrement en corrélation avec les départs à la retraite des praticiens de ville de notre bassin de vie. L’équipe des urgences est actuellement en grève sollicitant des moyens qu’elle estime aujourd’hui insuffisants au regard de ses obligations. L’hôpital a décidé de s’impliquer dans le plan « 0 brancard » porté par l’ARS Ile-de-France, destiné à améliorer la qualité de prise en charge des patients à leur arrivée au SAU mais aussi tout au long de leur parcours à l’hôpital et même au-delà.

Qu’en est-il de la situation financière ?

La situation financière de l’hôpital est très préoccupante après plusieurs années de déficits cumulés. Les indicateurs financiers sont également dégradés, venant obérer notre capacité d’auto-financement. En réponse, l’hôpital vient d’adopter un projet médical à l’unanimité des membres de la CME. Il s’agit d’un outil précieux au service de la relance d’activité. Nous sommes également bien conscients que nous devons élaborer un plan de retour à l’équilibre qui nous permette de retrouver l’autonomie et les marges de manœuvre nécessaires. Ce plan est en cours et devrait être contractualisé avec l’ARS début 2020. Le projet médical nous permettra de guider nos arbitrages.

Quelles sont les missions prioritaires mises en avant dans le projet médical ?

Notre mission primordiale en tant qu’établissement public est de répondre au plus près des besoins de santé de la population avec la garantie d’une offre de soins pertinente et de qualité. Et ce dans une dimension de santé globale, c’est-à-dire non seulement dans le cadre de filières spécialisées mais également en termes de prévention et d’éducation thérapeutique.

Localement, nous devons faire face à trois phénomènes, le vieillissement de la population, un taux de fécondité relativement élevé et des familles plus nombreuses que la moyenne des foyers français. Tenant compte de ces caractéristiques démographiques, nous nous efforçons de développer en priorité les prises en charges des maladies chroniques et nous développons notre pôle femme-enfant, véritable enjeu sanitaire pour notre territoire.

Comment travaillez-vous avec la médecine de ville ?

Nous avons construit des liens particulièrement étroits avec les médecins de ville. Nous travaillons avec eux dans une réelle relation de confiance et nous ne pourrions pas imaginer faire autrement. Nous avons des praticiens à l’hôpital qui exercent également en ville: ce sont des ponts précieux entre ces deux univers complémentaires. Nous essayons de faciliter cette collaboration qui nous est essentielle. Nous organisons d’ailleurs très régulièrement des événements et des rencontres avec les médecins et autres professionnels libéraux (infirmiers, kinésithérapeutes, …) afin d’entretenir et consolider les liens, faciliter l’échange et le partage de données et optimiser les parcours de soins des patients de notre territoire.

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