E-Parcours et HOP'EN: comment le numérique gagne les territoires

@SantExpo Live

"Le numérique en Santé, facteur clé d'attractivités dans les territoires", tel était le thème d'une présentation de la Direction générale de l'offre de soins (DGOS), lors du SantExpo Live. Celle-ci portait sur deux projets à grandes échelles : le programme HOP'EN, dédiée à la sphère hospitalière, et le programme E-Parcours, consacré à la coordination dans les territoires.

« Le principal objectif est de mettre le numérique au service de notre système de santé, pour une meilleure prise en charge des patients et de meilleures conditions de travail pour les professionnels », explique Caroline Le Gloan, cheffe du bureau des systèmes d'information des acteurs de l'offre de soins. Elle précise aussi que les programmes HOP'EN et E-Parcours s'inscrivent dans la feuille de route « Accélérer le virage en santé », l'ambition gouvernementale étant de moderniser les services utilisés par les soignants.

Pour cela, l'Agence du numérique en santé déploie actuellement quatre logiciels qui serviront de base nationale : un dossier médical partagé (DMP), un identifiant national de santé pour les patients, une messagerie sécurisée et un logiciel de sécurité, Pro Connect Santé.

Hôpital numérique ouvert sur son environnement

« HOP'EN, c'est un plan d'action stratégique pour le développement des services d'informations hospitaliers de productions de soins », raconte Caroline Le Gloan. Concrètement, il s'agit de moderniser numériquement les 3 000 établissements de santé français. Ce programme fixe 4 prérequis que chaque structure se doit d'atteindre d'ici 2023 :

  • L'identité : maintenir de bonnes conditions pour que les patients puissent s'identifier en toute sécurité.
  • La sécurité : posséder un socle minimal sécurisé autant au niveau des procédures que des solutions technologiques. Les récentes cyberattaques renforcent la nécessité de ce prérequis.
  • La confidentialité : le Règlement général sur la protection des données (RGPD) doit être appliqué à la lettre, afin de protéger les données des utilisateurs.
  • L'échange et le partage : il s'agit du prérequis d'interopérabilité afin d'établir une compatibilité entre les logiciels des différentes structures.

« Plus de 200 projets ont atteint les cibles d'usages et 719 projets ont été amorcé durant l'année 2020 » déclare Caroline Le Gloan. Dans ce but, le gouvernement a octroyé une enveloppe de 420 millions d'euros pour mener à bien ce programme.

« Décloisonner et coordonner l'outillage des parcours de soins »

Avec un budget de 150 millions d'euros, E-Parcours a pour ambition d'instaurer une coordination numérique, résistante à toute épreuve, sur l'ensemble du territoire. Fournir de bons outils au collectif de soins, permettra une meilleure gestion des pathologies complexes et chroniques. « Ces cas liant souvent les structures sanitaires et sociales, le numérique vient faciliter cette collaboration » développe la cheffe de bureau.

Alors que HOP'EN a une cible nationale, E-Parcours vise le niveau régional et territorial. Dans le cadre de ce programme, les outils et solutions sont proposés par les régions. À ce jour, plus de 130 projets ont été accompagnés par E-Parcours. Les régions et départements deviennent donc des relais importants, aidant les professionnels à s'équiper.

Un système de soins impliqué

Ces deux programmes font appel à la totalité du système de santé. Les régions sont mises à contribution par le biais des Agences régionales de santé (ARS). Ces agences ont un double rôle de relais : transmettre les politiques ministérielles aux établissements et faire remonter les griefs des structures concernant ces politiques.

« D'autant plus que nous sommes actuellement dans un contexte de réforme, avec la mise en place de groupements hospitaliers de territoire (GHT) dans le cadre des hôpitaux publics. On soutien aussi ce changement, puisque la mise en place des GHT s'accompagne d'une mutualisation de la fonction systèmes d'information », exprime la cheffe de bureau.

Dans le cadre de ces deux programmes, la DGOS souhaite installer une Direction des systèmes d'information (DSI), à l'échelle des GHT. Pour cela, des systèmes d'information convergents sont installés dans les établissements de santé, afin de créer une poste de travail unifié. Le médecin pourra ainsi accéder au dossier d'un patient, quel que soit l'établissement dans lequel il se trouve.

Comme l'indique Caroline Le Gloan : « Nous voulons éviter à tout pris la fracture numérique entre les différents établissements de santé. Il faut que dans n'importe quel territoire, il y ait un niveau minimal d'informatisation afin de se faire soigner et d'assurer les fonctions du personnel soignant en toute sécurité ».

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