COVID-19 : «Aucun pays ne peut être sauvé tant que toutes les régions du monde ne sont pas protégées!»

Ángel Gurría, le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE)

Une solidarité internationale est nécessaire pour venir à bout de cette pandémie. C’est le message que souhaite faire passer Ángel Gurría, le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Il rejoint l’avis de l’OMS qui explique que les pays les plus pauvres ne pourront pas vacciner l’ensemble de leur population, sans l’aide des pays les plus aisés. Il appelle à cette fin à une action collective #ResilientTogether

« 10 pays représentent 75% de la vaccination mondiale, contre la Covid-19», observe le Dr. Tedros, directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), lors d’un webinaire, organisé par l’OCDE, ce 8 février, Il précise que le lutte ne peut pas se faire, pays par pays. D’où la logique d’une action collective et le lancement de #ResilientTogether, résilients ensemble.

Cinq objectifs prioritaires 

« La crise du Covid-19 a suscité deux grands tests de solidarité mondiale, souligne le secrétaire général de l’OCDE. Le premier est de mettre un terme à cette pandémie, grâce à un système équitable d’accès et de livraison des vaccins. Le second concerne cette solidarité, sur le long terme, il faut nous préparer pour les futurs évènements de ce type». Pour ce second point, l'organisation s'est appuyée sur une vaste enquête impliquant divers acteurs du secteur de la santé  («Développement de la coopération en 2020») pour définir 5 objectifs prioritaires :
- Intégrer l’action climatique dans les stratégies de développement multisectorielle
- Fournir, à long terme, un support pour les systèmes nationaux, notamment ceux des pays les plus pauvres
- Eviter une crise financière (qui impacterait le développement)
- Intensifier l’action collective pour mieux fournir et protéger les biens publics mondiaux
- Améliorer le développement des stratégies de coopération collective et les processus de coordination, en cas de crise

Pour l'OCDE, comme pour l'OMS, l’action collective est non seulement une nécessité médico-sociale face à ce virus, mais également économique. L’impact de la crise est d'ailleurs déjà visible sur l’économie de plusieurs pays, d’après plusieurs rapports de l’OMS. Pour Jutta Urpilainen, commissaire européenne: «Nous nous trouvons à une étape importante de la lutte contre le virus. Et l’Union européenne est résolue: seule la solidarité, les partenariats et une coopération multilatérale renforcée, nous permettrons de franchir la ligne d’arrivée».

Pour en savoir plus : Visionner la conférence 

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