Les Pièces Jaunes financent des équipes mobiles dédiées aux enfants maltraités

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La Fondation des hôpitaux consacre 1,5 million d'euros à la création d'unités mobiles de dépistage et prise de soin. Ces équipes se concentreront sur les violences familiales et plus particulièrement sur les cas d'enfants maltraités. Ce projet est rendu possible grâce à l'opération Pièces Jaunes. 

« En France, en moyenne, un enfant meurt tous les 3 jours suite à des violences familiales. On estime également à 10% la proportion d'enfants victimes de maltraitance. Ces violences physiques et psychiques intrafamiliales ont été exacerbées pendant la période de crise sanitaire », explique la Fondation des hôpitaux.

La fondation a donc décidé qu'une partie des fonds, collectés par l'opération Pièces Jaunes 2021, sera dédié à la création de ces équipes : « 7 unités mobiles de repérage, de dépistage, de diagnostic et de suivi des enfants victimes de maltraitance », précise le communiqué.

Agir dans les établissements

La fondation souhaite intervenir directement dans les hôpitaux, puisque les enfants maltraités « y passent tous un jour ». C'est à ce moment clé que les unités mobiles pourront dépister les cas, reconnaître leur souffrance et les inclure dans un programme de soins adapté.

Chaque équipe sera composée d'un médecin formé à la maltraitance, d'un psychologue ou infirmier et d'un assistant socio-éducatif. Ces unités devront « épauler le personnel soignant pour mieux repérer les enfants victimes de violences », explique la Fondation. Chaque unité sera déployée sur un des hôpitaux suivants :

  • Trois CHU pédiatriques parisiens : l’hôpital Robert Debré AP-HP, l’hôpital Trousseau AP-HP et l’hôpital Necker-Enfants malades AP-HP.
  • Deux hôpitaux de la banlieue parisienne : l’hôpital Jean Verdier AP-HP de Bondy et l’hôpital Bicêtre AP-HP du Kremlin-Bicêtre.
  • Deux équipes pilotes en région : CHRU de Brest et de Grenoble.

Ces équipes sont complémentaires des Unités d'accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED), déjà présentes dans certains hôpitaux français. Les UAPED « ont la charge de recueillir la parole de l'enfant et ainsi d'inscrire cette démarche dans un cadre juridique », comme explicité dans le communiqué.

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