« Morts pour le service de la République » : une mention honorifique posthume pour les soignants décédés de la Covid-19

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Le président de la République a annoncé, le 21 mai sur son compte Twitter, la création d'une mention honorifique posthume. Elle concernera tous les agents publics décédés des suites de la Covid-19. Emmanuel Macron précise que leurs enfants seront déclarés pupilles de la nation.

« Morts pour la France, pour le service de la Nation », débute le président de la République. « tous les agents publics décédés dans des circonstances exceptionnelles au service du bien commun » recevront le titre posthume de « morts pour le service de la République ». Emmanuel Macron précise que cette décision fera l'objet d'un amendement dans une proposition de loi du député Fabien Matras. Au total, entre le 1er mars 2020 et le 8 mars dernier, dix-neuf décès liés à l'infection de Covid-19 ont été enregistrés parmi des médecins, des aides‑soignants et des infirmiers, selon les chiffres fournis par Santé Publique France.

Un soutien moral et matériel

Cette « dette de la France, à l'égard de ceux qui l'ont servie jusqu'au bout » va permettre aux enfants de ces agents, de devenir pupilles de l'État. Ils pourront bénéficier, jusqu'à leurs 21 ans inclus, d'une protection et d'un soutien moral et matériel de l'État en matière d'éducation, d'emploi mais aussi de fiscalité. D'autres initiatives envers le personnel hospitalier ont également vu le jour : le député Berbard Perrut propose, par exemple, de faire de chaque 17 mars, une journée nationale d'hommage aux soignants.

Pour en savoir plus : Discours d'Emmanuel Macron

Les Titres posthumes
Cette nouvelle mention vient s'ajouter aux deux titres posthumes existant en France.
  • « mort pour la France » : instaurée en 1915, réservée aux militaires décédés au combat. Dans quelques cas rares, elle peut être attribuée à des civils.
  • « mort pour le service de la Nation » : effective depuis 2012 pour reconnaître l'engagement des personnels assurant des missions de sécurité. Cette mention a été attribuée une dizaine de fois. La dernière en date concerne Élodie Multon, infirmière en unité psychiatrique, décédée après avoir été poignardée par un patient, le 13 février 2020.

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