Le gouvernement structure son soutien pour le bien-être des étudiants en santé

Le gouvernement structure son soutien pour le bien-être des étudiants en santé

@pixabay

Le ministère des Solidarités et de la Santé ainsi que celui de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ont annoncé la création d'un organisme de coordination, rattaché au Centre national d'appui (CNA), pour assurer le bien-être des étudiants.

« Le centre national d’appui (CNA) avait été mis en place en juillet 2019 par le ministère des Solidarités et de la Santé et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation pour faire face à l’urgence et la détresse des étudiants en santé », indique  le communiqué conjoint des deux ministères. Deux ans après sa création, le  bilan réalisé appelle à des aménagements complémentaires et une meilleure coordination.

Pour assurer un tel environnement, plusieurs éléments doivent être ajoutés : la formalisation et l'évolution des missions du CNA, la pérennité de ces émissions grâce à une équipe dédiée et intégrée dans les administrations centrales des deux ministères. Il est aussi nécessaire de développer un dispositif de terrain « plus transparent, plus lisible et accessible à tous ».

Un guide pour la prévention et l'accompagnement des victimes

Dans cette logique, les ministères décident que les missions du CNA seront désormais intégrées dans le plan national d’action contre les violences sexistes et sexuelles de l’enseignement supérieur et assurées par deux directions générales : celle de l'enseignement supérieur et de l'insertion professionnelle (DGESIP) et de l'offre de soins (DGOS).

Ces directions devront définir des procédures de signalement et de prise en charge des étudiants en situation de souffrance au niveau des établissements. Mais aussi établir un guide, pour les étudiants, décrivant les démarches à accomplir lorsque l’on est victime ou référent VSS (violences sexistes et sexuelles) ; prévenir et repérer les situations de souffrance et d’épuisement professionnel. 

Une équipe dédiée

Ces directions devront aussi assurer la formation de l'équipe  dédiée à la prise en charge et à l'accompagnement des étudiants. Celle-ci devra aussi sensibiliser les acteurs de terrain (étudiants et personnels) aux enjeux de la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, le harcèlement.

Cette équipe sera placée au sein de la sous-direction en charge de la réussite et de la vie étudiante de la DGESIP et s'appuiera sur un réseau d'acteurs sensibilisés ainsi que sur un comité de suivi et un comité scientifique. Le premier sera co-présidé par les deux directions générales, composé des représentants de la communauté enseignante et étudiante et se réunira régulièrement pour fixer et évaluer une feuille de route élaborée annuellement. Le comité scientifique dont le rôle sera notamment de lancer des travaux de recherche sur le sujet et d’éclairer les politiques publiques.

Pour Olivier Véran et Frédérique Vidal, le mot d'ordre est réccurrent : « Face à la maltraitance et au harcèlement, universités, instituts de formation, établissements, associations étudiantes doivent faire bloc au nom d’un même mot d’ordre : "tolérance zéro, engagement total" ».

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