« Un environnement, une santé » : focus sur le 4e plan national de santé-environnement

« Un environnement, une santé » : focus sur le 4e plan national de santé-environnement

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"Agir sur directement sur les facteurs environnementaux afin de protéger la santé de chacun", telle est l'ambition du 4e plan national santé-environnement (PNSE4) annoncé par le gouvernement. 

L'objectif de ce nouveau plan est de « mieux comprendre les risques auxquels chacun s’expose afin de mieux se protéger et protéger son environnement », indique le PNSE4. Cette stratégie, conjointement établie entre le ministère de la Santé et celui de la Transition écologique se déploie en quatre axes prioritaires.

« S’informer, se former et informer sur l’état de notre environnement et les bons gestes à adopter »

Ce premier axe vise à former et informer le plus grand nombre de Français, pouvant agir sur l'environnement. Qu'il s'agisse d'élus ou de citoyens lambda. Cette décision passe par l'utilisation du numérique et de technologies innovantes. L'un des  princiapux objectifs vise à réduire l'utilisation des produits dangereux utilisés par les industriels. C'est l'ambition du projet Scan4Chem. Une application mobile de scan qui permettra « de savoir si un objet contient des substances extrêmement préoccupantes », précise le ministère de la Transition écologique. Le gouvernement espère inciter les grands groupes à substituer les substances dangereuses dans les produits ménagers. Un projet d'amélioration d'étiquetage, avec la même visée, est également en développement. 

Les jeunes générations vont également être mises à contribution grâce à la démarche « École promotrice de santé ». Une sensibilisation qui va se poursuivre avec le service national universel pour les jeunes de 16 ans, « afin de leur permettre de rencontrer des personnes engagées, de réaliser une mission d’intérêt général puis un engagement volontaire liés à la "santé environnement "».

« Réduire les expositions environnementales affectant la santé humaine et celle des écosystèmes »

L'ambition de ce deuxième axe est de diminuer l'exposition de certains dispositifs technologiques, de produits agricoles ou encore de réduire le problème des nanoparticules et de la pollution aérienne. Ce, à travers plusieurs champs d'action :

- Les ondes électromagnétiques : connaître leur impact, notamment sur l'utilisation de la 5G afin d'assurer un déploiement en toute sécurité.

- La lumière artificielle : encadrer les nuisances liées à la publicité et aux enseignes lumineuses. Surtout « diffuser des supports pédagogiques grand public pour protéger les enfants d’une trop grande exposition à des lumières riches en couleur bleue », celle-ci pouvant induire des insomnies et le développement de myopies chez les jeunes générations.

- L'agriculture : lutter contre la pollution des sols due leur utilisation intensive et à l'emploi de pesticides. Le gouvernement veut également prévenir l'impact sanitaire des espèces nuisibles à la santé humaine.

- La légionellose : favoriser la prévention face à l'’augmentation du nombre de cas de cette infection respiratoire due à une bactérie présente dans les eaux douces tièdes ou chaudes.

- Les nanomatériaux : « encadrer les nanomatériaux qui ne présentent pas une utilité forte et qui peuvent présenter des risques ».

- La pollution sonore : réduire celle-ci dans les communes les plus touchées et dépister les populations souffrant de déficiences auditives.

« Démultiplier les actions concrètes menées par les collectivités dans les territoires »

Ce troisième pilier du PNSE4 se concentre sur l'émergence d'innovations territoriales. Afin d'encourager des initiatives locales, le gouvernement va mettre en place une autre plate-forme : « Territoire engagé pour mon environnement ». Ce dispositif va également permettre de partager les projets et initiatives. Selon le plan, cela va « renforcer l’expertise des territoires pour réduire les inégalités sociales et territoriales en "santé environnement" ». Le partage d'idées permettrait aussi de sensibiliser les urbanistes et aménageurs des territoires. L'objectif étant de replacer la santé environnement au coeur des préoccupations de l'aménagement urbain.

« Mieux connaître les expositions et les effets de l’environnement sur la santé des populations et les écosystèmes »

Avec ce dernier axe, le gouvernement souhaite déterminer les expositions et effets futurs. Cela passe par des recherches sur l'exposome : la totalité des expositions à des facteurs environnementaux (non-génétiques) que subit un humain durant toute sa vie. Le ministère de la Santé souhaite également installer une surveillance de la faune terrestre afin de prévenir les zoonoses : les infections qui mutent d'une espèce animale à l'être humain.

Enfin, le ministère de la Transition écologique annonce la création d'un Green Data for Health. Un espace commun, à l'ensemble du territoire, où seraient stockées les données environnementales. Ces dernières seraient alors croisées avec des données de santé afin d'estimer les futurs impacts sanitaires.

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