Patrick Pelloux en mission contre la radicalisation à l'hôpital

Patrick Pelloux en mission contre la radicalisation à l'hôpital

@pixabay

Le président de l'Association des médecins urgentistes de France (AMUF) a été officiellement missionné par le ministre de la Santé, dans le cadre de la politique contre la radicalisation, pour développer la prévention dans les établissements de santé et médico-sociaux.

« Cette logique entre dans le cadre de ce que veut le gouvernement depuis l’assassinat du professeur Samuel Paty avec la mobilisation des grands services publics pour lutter contre la radicalisation », expliquait au HuffPost, Patrick Pelloux, ce 5 juin. Il y a eu un travail dans les transports, dans l’Éducation nationale, à l’Intérieur, et il manquait quelque chose pour la santé ». Il est revenu sur cette politique, qui a débuté il y a moins de deux mois. Pour mener cette prévention, il sera placé auprès de Katia Julienne, directrice générale de l'offre de soins (DGOS). Le médecin urgentiste prévoit de remettre un pré-rapport à la mi-septembre ainsi qu'un rapport final pour la fin de l'année 2021.

D'abord recenser les faits

Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, a défini le cadre de cette prévention dans une lettre de mission le 17 mars. Il évoque une politique devant « assurer la sécurité des personnes et des biens et contribuer à prévenir et lutter contre la radicalisation violente », il précise aussi que Patrick Pelloux va devoir « faire preuve de mesure et de discernement en vue d'éviter toute attitude pouvant conduire, à l'inverse, à des discriminations ».

Pour commencer, le célèbre urgentiste s'attelle à un travail recensement des différents faits pouvant toucher de près ou de loin à sa mission : « des médecins qui se font tabasser par quelqu'un qui ne voulait pas qu'un homme prenne en charge sa femme »,  le « détournement » de lieux de cultes présents dans les établissements par des mosquées avoisinantes, les signes religieux ostentatoires dans certaines structures... Il tient toutefois à préciser qu'il ne s'agit pas de « monter des communautés les unes contre les autres » mais de « réaffirmer l'importance de la laïcité dans les hôpitaux ».

Diffuser de bonnes valeurs

Après avoir repertorié les actes et  comportements répréhensibles,l'enjeu sera de favoriser la diffusion des bonnes pratiques et « autant que possible, les mutualiser au sein de l'ensemble des établissements publics de santé, médico-sociaux et du secteur sanitaire privé lucratif et non-lucratif », précise la feuille de route du ministre. Ce dernier encourage du reste Patrick Pelloux à faire des propositions et recommandations pour améliorer les dispositifs de signalement. Il conseille à l'urgentiste de s'aider de travaux existants, tels que le "Rapport d'information sur les services publics face à la radicalisation", publié par les députés Éric Diard et Éric Poulliat, en juin 2019.

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