Le prix de l'ADH 2021 met à l'honneur l'hôpital durable

Le prix de l'ADH 2021 met à l'honneur l'hôpital durable

Les lauréats de l'édition 2021 du Prix ADH des Valeurs Hospitalières, avec (au milieu) Vincent Prévoteau, président de l'ADH, et Elisabeth Calmon, vice-présidente

L'Association des directrices et directeurs d'hôpital (ADH) récompense les établissements publics ayant fait preuve de valeurs hospitalières. Le prix ADH leur a été décerné, lors des 29es Journées de l'association, les 14 et 15 octobre.

Pour cette édition 2021, le jury du prix ADH des Valeurs Hospitalières a choisi des initiatives autour du développement durable. L'ambition attendue de ces projets étant de promouvoir un hôpital sûr, durable et solidaire. Ces récompenses ont été remises en mains propres par Vincent Prévoteau, et Elisabeth Calmon, respectivement président et vice-présidente de l'ADH.

Elisabeth Calmon, directrice générale du CH de Rambouillet et vice-présidente de l'ADH, a présidé le jury de cette édition 2021 des Prix des Valeurs Hospitalières de l'ADH.

1er Prix : le Label THQSE à l'hôpital Simone Veil de Cannes

La première place a été attribuée à la maternité de l'hôpital Simone Veil de Cannes. L'ADH a souhaité récompenser l'obtention du label Très haute qualité sanitaire et environnementale (THQSE). Une certification obtenue en février 2020 par le service périnatal. Il s'agit d'une première en France.

Au cours des 12 dernières années, la maternité cannoise a mis en place près d'une soixantaine d'actions pour mieux accompagner les futurs et jeunes parents, dans un environnement plus sain. Catherine Morain, sage-femme coordinatrice, cadre de pôle et co-porteuse du projet, raconte: « au départ, nous avions décidé de commencer par quelque chose de pratique et qui avait un effet immédiat, le tri des biberons. Très vite, nous avons vu que l’équipe répondait et s’impliquait et cela nous a donné envie d’aller plus loin dans nos actions». Une logique appuyée par la direction de l'établissement, précise Nathalie Ronzière, directrice adjointe du CH et également porteuse du projet : «cette dynamique induit aussi des modifications managériales très, très fortes. Travailler sur la sobriété, sur la limitation de nos ressources avec une casquette de développement durable, je vous garantis que c’est fortement mobilisateur».

2e Prix : une épicerie solidaire au CH de Béziers

Le deuxième lauréat est le CH de Béziers, pour la création de son épicerie solidaire. Une action en faveur des étudiants de l'Institut de formation au métier de la santé (IFSI). Cette idée, émergeant avec la crise sanitaire, répond à un besoin. Christine Bardez, directrice des soins de l'IFSI, explique que «certains élèves en difficultés d'apprentissage, sont en réalité préoccupés par des difficultés financières du fait du confinement, de l'absence de travail. Les étudiants représentent une grande variabilité, en termes de milieu social d'origine. Mais, nous avons toujours entre 30 et 40% d'étudiants qui doivent travailler pour payer leurs études».

Le lieu d'emplacement de cette banque alimentaire a été défini en accord avec le bureau des étudiants et les représentants des différentes promotions. « Nous avons décidé de l'installer dans un local où les étudiants posent leur tenue professionnelle. Donc on ne sait pas s'ils viennent pour chercher leurs uniformes ou bien pour se servir dans l'épicerie solidaire. C'est le meilleur moyen d'éviter une forme de stigmatisation », précise la directrice des soins. Elle évoque également la nécessité d'avoir des produits d'hygiène intime dans cette épicerie, car «le problème de la précarité menstruelle est important, puisque 80% de nos étudiants sont des femmes».

3e Prix : la réduction du gaz Desflurane au CHU de Rouen

Enfin, la troisième place a été décernée au CHU de Rouen, pour son action en faveur du retrait du gaz Desflurane. Une substance utilisée comme agent anesthésique dans les hôpitaux. L'ambition de l'établissement est de réduire l'utilisation de ce produit, réputé comme ayant un impact carbone très élevé. Le prix a été remis à Guillaume Wallon, infirmier-anesthésiste référent au sein de la structure rouennaise et porteur du projet. Pour lui, il fallait commencer par le bloc opératoire, «qui est l'endroit le plus pollueur dans un hôpital. Il produit environ 30 % des déchets d'une structure médicale». En conséquence, l'établissement rouennais a développé d'autres techniques d'anesthésie et réduit fortement sa consommation de Desflurane. L'hôpital a également banni les fameuses cuves de réchauffement. L'établissement explique sa démarche dans une vidéo Youtube

 Découvrez les équipes et les projets lauréats

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