COVID-19 : un plus grand usage des oxymètres en ville est recommandé pour désengorger les services de soins critiques

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Plus de la moitié des patients hospitalisés en soins critiques pour COVID-19 arrivent directement de leur domicile. Le plus souvent dans un état de détresse respiratoire. Ce constat inquiétant conduit le gouvernement à favoriser le déploiement massif de ces dispositifs de mesure de la saturation en oxygène dans le sang. 

« Plus de la moitié des patients hospitalisés en soins critiques en raison du Covid-19 arrivent directement de leur domicile », soulignait Xavier Lescure, conseiller d'Olivier Véran, le 28 avril, annonçant la décision de déployer un plus grand nombre d'oxymètres de pouls sur le territoire. Et de fait, ce constat inquiétant est le résultat de plusieurs facteurs, estiment les autorités de santé : les patients positifs à la Covid-19 ne ressentent pas la dégradation respiratoire ("hypoxémie silencieuse") ou ne consultent pas de docteur à l'annonce du test positif. Ce, d''autant que le variant anglais touche des patients plus jeunes, moins conscients que leur état puisse s'aggraver.

Généraliser l'utilisation de ces dispositifs simples, non invasifs, indolores et remboursés à 100% en cas de suspicion de COVID, pourrait ainsi s'avérer précieux pour suivre l'état respiratoire des patients, prévenir certaines formes graves de la maladie et limiter les admissions directes en soins critiques. Sachant que le remboursement n'est possible que s'il s'agit d'un dispositif normé ISO 80601-2-61 portant le logo CE.

Mesurer la saturation en oxygène

L'oxymètre est un équipement connu des services hospitaliers. Il s'agit d'un petit boitier dans lequel il faut insérer et légèrement pincer son doigt. Un faisceau lumineux traverse ensuite la peau et vient mesurer le pouls, ainsi que la saturation sanguine en oxygène du patient. Un taux de saturation normal se situe entre 100 et 95%, si la personne ne souffre d'aucun problème de santé. Ce taux peut toutefois descendre en-dessous des 95%. Si la saturation s'abaisse au-delà de 90, il est impératif de consulter un médecin, voire d'appeler le SAMU.

Une telle baisse peut être signe avant-coureur du Covid-19, d'où l'utilisation des oxymètres. « Même si les symptômes ne sont pas ressentis, l'outil sentira une variation », précise Xavier Lescure. La plus faible variation peut être un signe d'hypoxie silencieuse : une dégradation respiratoire presque indétectable, même par imagerie médicale.

« Eviter la case réanimation »

Bien que cet outil ne remplace pas une prise de sang, il peut rapidement détecter une variation du taux de saturation. Un dépistage précoce permet la mise en place d'une oxygénothérapie. « 15 à 20 % des patients, arrivant à l'hôpital, passeront par un service de réanimation », détaille le conseiller avant de poursuivre que le véritable objectif de ce déploiement est « de permettre aux personnes de détecter un problème respiratoire, même sur soi-même et éviter un passage en réanimation qui n'est jamais anodin ». 

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