« Il y a un risque de 4e, de 5e et de 6e vague » affirme l'infectiologue Didier Pittet

« Il y a un risque de 4e, de 5e et de 6e vague » affirme l'infectiologue Didier Pittet

Le Pr Didier Pittet et la sénatrice (LR) Catherine Deroche

La commission des affaires sociales a auditionné ce mercredi 30 juin le professeur Didier Pittet, président de la mission sur l’évaluation de la gestion de la crise Covid-19 pour la France. Il est revenu sur le variant Delta, l'importance de la vaccination ainsi que la potentielle quatrième vague.

« Les États se préparent à une potentielle troisième dose », explique l'infectiologue. Une nouvelle vaccination qui devrait être prescrite à la fin de l'automne ou au début de l'année 2022 pour les personnes les plus vulnérables. Pourtant, le médecin « n'est pas certain qu’il faille y avoir recours », considérant que les soignants ne bénéficient pas d'un recul suffisant.

Le variant Delta

« Le virus fait des variants pour survivre », précise-t-il en évoquant celui détecté en Inde et circulant en France depuis avril. « Ça reste une course entre le virus et le vaccin », explique-t-il avant de poursuivre que « les variants à craindre le plus, vont naître dans les pays où on a le plus de vaccinations ». Ce problème ne fera que s'intensifier tant que la couverture vaccinale mondiale n'atteindra pas les 10% préconisés par l'Organisation mondiale de la santé (Lien vers papier sur l'OMS et couverture vaccinale).

Le professeur suisse se veut rassurant, « le vaccin et l’immunité protègent contre le variant Delta ». Jusqu'à maintenant, aucun variant n'aurait résisté à « l’hygiène des mains, à la distanciation et aux masques ». Il tient tout de même à préciser que ce virus ne va pas disparaître, et que nous allons devoir apprendre à vivre avec ce Covid-19.

Prévenir les futures vagues

L'autre sujet abordé par les sénateurs porte sur la prévention de futures pandémies. Les parlementaires souhaitent préparer la population face à une potentielle quatrième vague. Encore une fois, Didier Pittet souhaite éviter l'alarmisme. Pour lui, la solution est de continuer la campagne vaccinale afin de casser les chaînes de contamination. Le professeur en infectiologie donne un ultime avertissement aux sénateurs : « Cet été, se faire tester et avoir une proportion de tests positifs faibles, c’est la clé du succès ».

Pour en savoir plus : Audition de Didier Pittet

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